mercredi 15 novembre 2017

Ma Fille - Jane SHEMILT

Titre : Ma Fille
Titre original : Daughter
Auteur : Jane Shemilt
Édition : Pocket
Date de parution : 2014
Nombre de pages : 480
Genre : Drame
Décor : Bristol (UK)
Lu en : Novembre 2017

3/10

Quatrième de couverture : Jenny est médecin, mariée à un neurochirurgien célèbre. Ensemble, ils ont élevé trois superbes enfants. Un soir, la plus jeune, Naomi, 15 ans, ne rentre pas à la maison. Les recherches lancées à travers tout le pays restent vaines. L’adolescente a disparu. La famille est brisée. Plus d’un an a passé et les pires scénarios envisagés – enlèvement, assassinat – semblent de moins en moins plausibles. L’enquête s’essouffle... Cependant, Jenny, désespérée et obsessionnelle, n’a pas renoncé. Elle continue à chercher. Elle sent qu’elle ne retrouvera pas sa fille si elle ne sait pas tout de sa vie. Mais faut-il vraiment vouloir tout savoir de ceux qui nous sont le plus proche ? Car les vérités qu’elle va découvrir sont loin d’être celles auxquelles elle s’attendait.

Mon avis : Aïe aïe aïe, grosse déception. Encore un thriller qui n'est, selon moi, absolument pas un thriller ! Une femme raconte la disparition de sa fille, une année après les faits, et revient sur l'année écoulée. Les chapitres alternent passé et présent. L'enquête piétine, mais la mère ne lâche pas.

Tout m'a semblé beaucoup trop passif. La mère pleure la disparition de sa fille, se questionne, revit le passé, mais puisqu'on vit tout de son point de vue, on n'a pas vraiment d'action et encore moins de suspense. En ce sens, le livre est très réaliste pour représenter la tristesse et le fatalisme que traverse une famille après un tel événement, mais pour moi, de un ce n'est pas un thriller, de deux, ce n'est pas mon genre de livre préféré, clairement.

La plume n'est pas mauvaise, mais le manque d'action et de suspense m'a vite ennuyée... Même les révélations finales n'ont pas trouvé grâce à mon cœur. Pas un livre pour moi.

Je n'ai pas aimé, ce n'est pas un livre pour moi et surtout CE N'EST PAS UN THRILLER selon moi !

dimanche 12 novembre 2017

À découvert - Harlan COBEN

Titre : À découvert (Mickey Bolitar#1)
Titre original : Shelter (Mickey Bolitar#1)
Auteur : Harlan Coben
Édition : Pocket
Nombre de tomes : 3
Date de parution : 2011
Nombre de pages : 320
Genre : Thriller
Décor : New Jersey (USA)
Lu en : Novembre 2017

10/10

Quatrième de couverture : Mickey est en colère. Des événements tragiques l'obligent à vivre temporairement chez son oncle Myron, qu'il croit au moins en partie responsable de sa situation. En plus, Ashley, sa nouvelle petite amie, n'est pas venue en cours depuis des jours et ne donne plus signe de vie. Pire, à l'adresse où elle habitait personne ne semble la connaître. Mickey, qui a déjà vécu trop de séparations douloureuses, refuse de se laisser faire encore une fois. Il découvre bientôt qu'Ashley n'était pas vraiment la jeune fille timide dont il était tombé amoureux et qu'elle fréquentait un milieux dangereux. Mais, comme son oncle, il est tenace et peu regardant sur sa propre sécurité, jusqu'au moment où ses recherches ébranlent tout ce qu'il croyait savoir sur sa famille et mettent au jour une machination qui dépasse de loin tout ce qu'il pouvait imaginer. Mickey va avoir besoin d'aide... mais n'est-il pas déjà trop tard ?

Mon avis : Mon premier Harlan Coben, pourtant, on m’en parle depuis longtemps, mais c’est fou tous ces livres en attente d’être lus !

Commençons par le plus intéressant : j’ai adoré cette lecture ! Je ne m’attendais vraiment pas à cela. Mickey est nouveau dans un lycée. Il nous raconte ses premiers jours et le drame familial qui l’habite. Un jour, Ashley, la petite amie de Mickey ne vient plus en cours. Il va mener l’enquête pour savoir ce qu’il se passe. Son enquête va progressivement prendre des dimensions hors du commun que je n’aurais jamais pu soupçonner en entamant ce roman. Et… wouaw, j’ai été subjuguée, je vais lire la suite rapidement.

L’histoire augmente en intensité et en suspense crescendo. Les thèmes abordés sont tellement vastes, et tout colle, superbe. Et cette fin, cette fin ! Je veux savoir ce qu’il va se passer ensuite, parce que ça promet, vraiment.

Un seul minuscule détail m’a dérangée, c’est l’âge des personnages. On sait que Mickey a moins de 16 ans, et franchement, je pense que lui donner 16 voire 17 aurait pu être plus réaliste. Mais qu’à cela ne tienne, ce n’est pas réellement important.

Une superbe enquête qui part de l'absence d'une élève et qui finit dans des proportions fascinantes

samedi 11 novembre 2017

Séquestrée - Chevy STEVENS

Titre : Séquestrée (ou La Cabane de l'enfer)
Titre original : Still missing
Auteur : Chevy Stevens
Édition : Pocket
Date de parution : 2010
Nombre de pages : 383
Genre : Drame, ~thriller
Décor : Vancouver (CAN)
Lu en : Novembre 2017

6/10

Quatrième de couverture : Ce dimanche-là, Annie, agent immobilier de 32 ans, avait prévu de vendre une maison grâce à une journée portes ouvertes. Mais son dernier client, un homme qui prétend s'appeler David, la fait monter de force dans sa camionnette. Annie vient d'être enlevée. Son ravisseur l'emmène au cœur de la forêt et l'emprisonne dans une cabane. Son calvaire va commencer...

Mon avis : Annie a été enlevée par un homme qui la retient séquestrée. Il lui fera vivre de nombreuses horreurs dans la cabane qui lui sert de prison.

D’entrée de jeu, on sait qu’Annie est sauve, puisqu’elle raconte son calvaire étape par étape à sa psy. Cette façon de présenter l’histoire est, certes, originale, mais forcément, on y perd beaucoup en suspense, par contre, on y gagne en puissance psychologique, puisque l’on sait ce que la femme souhaite passer sous silence, ses hésitations, ce qui l’a le plus traumatisée, etc.

Chaque chapitre correspond donc à une séance chez la psy. L’idée aurait pu être meilleure si le nombre de séances n’avait pas été si énorme, 26, pour être exacte, ce qui finit par casser un peu le rythme, puisqu’à chaque séance, Annie s’excuse d’avoir déplacé un rendez-vous ou s’étonne de ne pas encore avoir envoyé balader sa psy.

La description du calvaire qu’a vécu Annie est vraiment bien, mais il me manquait un petit quelque chose tout du long, un petit frisson. Un gros point positif dans ce roman, c’est sa fin à laquelle on ne s’attend pas. En effet, on croit tout savoir depuis le début, alors qu’en réalité, l’auteure a réussi à rendre sa fin inattendue.

J’ai bien aimé ce roman, mais sans plus, il manque réellement de suspense, selon moi, entre autres à cause du trop grand nombre de séances qui cassent le rythme. Ce livre comblera ceux qui aiment le côté très psychologique que ces affaires ont sur les victimes. J’ai trouvé ce point très intéressant, mais il me manquait toujours un peu de suspense et de thriller, en somme.


Très psychologique, manque de suspense à mon goût

vendredi 10 novembre 2017

Un Sac - Solène BAKOWSKI

Titre : Un Sac
Auteur : Solène Bakowski
Édition : Auto-édité
Date de parution : 2013
Nombre de pages : 302
Genre : Thriller, drame
Lu en : Août 2017

2/10

Quatrième de couverture : En pleine nuit, une femme attend face au Panthéon, seule, un petit sac dans ses bras frêles qu'elle serre comme un étau. Cette femme, c'est Anna-Marie Caravelle, l'abominable, l'Affreuse Rouquine, la marginale. Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil décide de prendre en charge, en secret, à l'insu du reste du monde, l'éducation de la petite Anna-Marie, fille d'un suicidé et d'une folle à lier, elle n''imagine pas encore le monstre qu'elle abrite sous son toit et que, lentement, elle fabrique. La petite fille, poussée par ses démons, hantée par son histoire, incapable de distance, tue, un peu, beaucoup. Elle sacrifie, règle ses comptes, simplement. Mais que fait-elle là, cette jeune femme agenouillée en plein Paris, au beau milieu de la nuit ? Et que contient ce mystérieux sac qui semble avoir tant d'importance ? Voici l'histoire d'Anna-Marie Caravelle.

« Je me promenais dans ce cocon, me retournais avec l’aisance d’une étincelle au milieu d’un incendie, m’étirais, me retirais, m’étirais encore et laissais apercevoir, pour des regards qui auraient été un peu fouineurs, un pied ou une main sur la paroi épidermique de ma maman. Les regards, cela va sans dire, étaient rares : je n’étais pas attendue, pas désirée, pas inventée. J’étais une gêne géante qui prenait de la place, un peu plus chaque jour, et l’on espérait en sourdine que me nier, c’était me faire disparaître. » Chapitre 4


Mon avis : Mince... Je pensais apprécier ce livre pour en avoir lu de nombreux avis positifs, mais il se trouve que je n'ai pas accroché du tout.

Nous rencontrons Anna-Marie, une jeune femme qui attend devant la Panthéon avec un étrange sac.

J'ai d'abord été intriguée par ce premier chapitre, qui dure malheureusement une ou deux pages, puis, tout de suite après, plusieurs chapitres racontant les moments où elle était encore dans le ventre de sa mère se suivent. Ces passages ne m'ont pas plu du tout, et j'ai eu de la peine avec la narration à la première personne de l'adulte pour parler à la place de l'embryon, qui côtoie en plus des appellations comme « le bébé » qui sont du coup ce « je ».

Le style ne m'a pas vraiment plu et de petites maladresses comme ces espèces de confusion de narrateurs sont à déplorer, comme l'abus d'anaphores rapidement pesant ou l'utilisation de tournures comme « la gêne gênante ».

Manque de chance également, j'ai découvert presque tout après 30 pages, et ai finalement tout compris après 15 de plus. J'ai trouvé que les personnages n'étaient pas attachants du tout, j'ai même réellement pris en grippe Anna-Marie, qui m'a rapidement énervée par ses plaintes et les justification de ses actes.

La fin ne m'a apporté aucune surprise, pire encore, j'en ressors avec des questions, qui sont presque des incohérences.

Je suis déçue, j'espérais autre chose, mais s'il plaît à d'autre, c'est tant mieux, tout n'est pas à jeter, ce n'est juste vraiment pas ma tasse de thé

jeudi 9 novembre 2017

Brume (intégrale) - Stephen KING

Titre : Brume, paranoïa (Brume#1)
Titre original : The Mist
Auteur : Stephen King
Édition : Pocket
Nombre de tomes : Un seul en VO, mais deux en VF
Date de parution : 1989
Nombre de pages : 410
Genre : Nouvelle, thriller
Décor : États-Unis, divers États
Lu en : Septembre 2017

10/10 pour la nouvelle Brume
4/10 le reste

Quatrième de couverture : De l'autre côté du lac, David ne distingue absolument rien, sinon une brume qui ne se dissipe pas.

Apparue après une tempête d'une rare violence, la masse blanchâtre et informe suscite vite l'inquiétude des habitants. Qui veulent aller se renseigner sur ce qui se passe sur la rive opposée. Mais avant d'avoir pu tenter quoi que ce soit, la brume est déjà là, d'abord infranchissable, puis oppressante, et bientôt terrifiante. David ne peut admettre ce qu'il discerne. Défi de la nature déchaînée ou reflet de son imagination paranoïaque ? Pour lui subsiste une seule, mais paradoxale certitude : tout cela ne peut être vrai... Chacune des nouvelles de ce recueil révèle l'envers hallucinant d'un décor qui nous est familier, à mi-chemin entre avant-goût d'apocalypse et délire schizophrénique.


Mon avis : Tome 1 :

Voilà, je suis arrivée à la fin du recueil de nouvelles Brume. La première nouvelle s'intitule justement Brume, qui forme environ la moitié du livre, en faisant presque un roman (certes court). C'est la nouvelle qui est à l'origine du film du même nom (The Mist en anglais) et je dois dire que cette nouvelle est exceptionnelle ! J'ai adoré ! J'ai eu un peu peur à plusieurs reprises, pas forcément à cause des horreurs que cache la brume, mais par la description de la brume elle-même. Elle met mal à l'aise, c'est vraiment bien écrit, j'ai vibré, j'ai adoré !

Par contre, les autres nouvelles... ça passe de « bof » à « complètement inutile ». Donc j'ai envie de dire, lisez sans hésiter la première nouvelle, mais vous pouvez laisser tomber le reste sans trop de scrupules !

C'est dur de donner une note, c'est un 10♥ pour la nouvelle Brume, mais c'est un 3-4 pour le reste du recueil. Trop difficile de faire une réelle moyenne qui tienne la route. ^^

À part la nouvelle Brume, le reste est assez bof.

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Titre : Brume, la faucheuse (Brume#2)
Titre original : En réalité en un seul recueil en anglais
Auteur : Stephen King
Nombre de pages : 410
Décor : États-Unis, divers États
Genre : Nouvelle, thriller, science-fiction
Lu en : Mai 2017

5/10

Quatrième de couverture : Un seul recueil en anglais à la base, voir plutôt le résumé du tome 1, du coup.

« Quand on est mort, on peut se servir de vous comme portemanteau ou vous fourrer dans un pneu de tracteur et vous faire rouler au bas de la côte […] » (P.279 Mémé)


Mon avis : Tome 2 : Je n’ai lu pour l’instant que Brume, la faucheuse, parce que je n’ai que ce tome à la maison. Il s’agit d’un recueil de 12 nouvelles (+ 1 poème), qui sont en soi assez inégaux, qui parlent, entre autres, de la mort, des objets électroniques de notre quotidien qui « prennent vie », de la folie et de l’isolement. Une pointe de fantastique est commune à presque toutes les nouvelles et l’une d’elle porte les couleurs de la science-fiction.

J’ai trouvé ce livre chez moi et je l’ai attaqué, en espérant avoir entre les mains la nouvelle sur laquelle le film Mist a été basé. Manque de bol, elle est dans le premier tome, première déception.

Comme je l’ai dit dans le petit résumé ci-dessus, ce recueil est très inégal, qu’il s’agisse des thèmes abordés, de la longueur, du genre ou même de l’intérêt qui en découle selon moi. Je retiens notamment Sables qui se détache des autres nouvelles de par son genre (S-F). Un vaisseau s’écrase sur une planète où il n’y a que du sable, rien d’autre, qui s’infiltre partout, rendant fous les deux habitants du vaisseau, dont l’un va tout faire pour obtenir de l’aide. L’homme qui refusait de serrer la main m’a également plu, car je ne savais pas trop à quoi m’attendre, et malgré son format court, permet l’introduction des personnages, du décor, ainsi qu’une chute de façon assez bien dosée. Il en va de même, selon moi, pour Le Camion d’oncle Otto.

Malheureusement, d’autres nouvelles sont assez plates, peu intéressantes, ou n’ont pas de chute vraiment travaillée. On ne finit pas vraiment dans une réflexion non plus et je n’ai pas aimé cette dose d’inachevé.

Les deux nouvelles sur le laitier m’ont paru bien longues et ennuyeuses, l’espèce de poème est complètement inutile, et j’en passe.

Je pense qu’il vaut mieux lire une petite nouvelle un jour, puis en lire une autre le lendemain plutôt que de vouloir avaler le livre en une soirée, même si ça ne change en rien le problème d’inégalité qualité/quantité des nouvelles. Il faut aussi savoir que la plupart des nouvelles dénotent une touche de fantastique, de mystérieux ou d’inexplicable.

On va dire que j’ai passé un bon moment avec certaines nouvelles et que j’ai perdu mon temps avec d’autres. Je vais probablement lire malgré tout le « tome » 1, parce que j’ai toujours envie de lire la nouvelle qui a donné naissance à Mist !

En gros, bof, bof, la meilleure nouvelle est clairement dans l'autre recueil en VF, il s'agit de Brume

mercredi 8 novembre 2017

L'Enfant aux cailloux - Sophie LOUBIÈRE

Titre : L'Enfant aux cailloux
Auteur : Sophie Loubière
Édition : Pocket
Date de parution : 2011
Nombre de pages : 345
Genre : Drame
Lu en : Novembre 2017

3/10

Quatrième de couverture : Elsa Préau est une retraitée bien ordinaire. De ces vieilles dames trop seules et qui s'ennuient tellement - surtout le dimanche - qu'elles finissent par observer ce qui se passe chez leurs voisins. Elsa, justement, connaît tout des habitudes de la famille qui vient de s'installer à côté de chez elle. Et très vite, elle est persuadée que quelque chose ne va pas.

Les deux enfants ont beau être en parfaite santé, un autre petit garçon apparaît de temps en temps - triste, maigre, visiblement maltraité. Un enfant qui semble l'appeler à l'aide. Un enfant qui lui en rappelle un autre...

Armée de son courage et de ses certitudes, Elsa n'a plus qu'une obsession : aider ce petit garçon qui n'apparaît ni dans le registre de l'école, ni dans le livret de famille des voisins.

Mais que peut-elle contre les services sociaux et la police qui lui affirment que cet enfant n'existe pas ?


Mon avis : Je viens de finir L’Enfant aux cailloux de Sophie Loubière, qu’on m’avait fortement conseillé. Je m’attendais à passer une très bon moment, avec beaucoup « d’humour et de suspense », comme l’indique la citation sur la couverture. La quatrième de couverture mentionne qu’avec Sophie Loubière, « le polar français est en pleine ascension ». Que demander de plus ?

Première grosse déconvenue, pour moi, il s’agit davantage d’un drame, je n’ai ressenti aucun suspense, je cherche encore l’humour, et j’avoue que je ne comprends pas qu’on puisse dire que ce livre est un polar. Alors logiquement, quand je m’attends à trouver un bon moelleux au chocolat dans ma petite boîte et que j’y découvre le croissant tout sec de la veille, forcément, je ne suis pas ravie.

Je pense que si on ne me l’avait pas vendu de la sorte, j’aurais nettement plus apprécié. Là, problème, j’ai trouvé plat, parce que je cherchais le suspense. Les cent premières pages servent d’introduction au personnage principal. Sur un total de 350, j’ai trouvé cela assez déséquilibré. Lorsque l’on découvre enfin l’enfant aux cailloux, je m’attendais à ce que l’histoire démarre enfin, mais puisque ce n’est toujours pas un polar plein de suspense, ce n’était pas à l’ordre du jour, c’est plutôt la psychologie des personnages et les réactions des gens qui intéressent.

Quoi qu’il en soit, en plus de la déconvenue par rapport au genre, j’ai vu arriver les événements et retournements de situations, ainsi, je n’ai été que peu surprise, voire pas du tout. Un autre élément m’a profondément ennuyée, c’est le nombre de lettre que l’héroïne écrit et qui nous sont proposées, intercalées entre deux chapitres. Certaines sont très utiles et agréable, en revanche, quand elle se plaint de tout et de rien à tous les ministres de la région, bof.

Je suis très embêtée pour juger réellement ce roman, parce que foncièrement, il n’est pas mauvais, mais impossible de l’apprécier si on vous le vend comme un polar plein de suspense. Tentez d’y voir plutôt un drame psychologique, avec peu d’action et de suspense, parce que ce qui est intéressant se passe dans l’esprit des personnages, je pense que c’est mieux. Malheureusement, dans l’état d’esprit avec lequel j’ai effectué ma lecture, je ne peux que dire que je n’ai pas aimé, c’est triste.

Comment peut-on vendre ce livre sous l'appellation polar ? Le « détail » qui gâche tout...

lundi 6 novembre 2017

Vices - Gipsy PALADINI

Titre : Vices
Auteur : Gipsy Paladini
Édition : Fleuve Noir
Nombre de tomes : Un pour l'instant, qui contient deux épisodes, mais on s'attend clairement à une suite.
Date de parution : 9 novembre 2017
Nombre de pages : 398
Genre : Policier/thriller
Décor : Non défini (+ Congo, épisode 2)
Lu en : Novembre 2017

10/10

Quatrième de couverture : « Fais tout de même attention. C'est quand on baisse la garde que les chiens attaquent. »

Le temps où Marie se rêvait en justicière insoumise appartient au passé. Arrachée à sa campagne natale, condamnée aux artères viciées de la ville qui accueille la Brigade des jeunes victimes, où elle officie en tant que lieutenant, la jeune provinciale avale des couleuvres. Car sur le terrain, la justice est un concept. Suicides, harcèlements, disparitions, viols... Et comme si la cruauté du monde ne suffisait pas, Marie doit au plus vite se faire une place au sein d'une équipe de flics à vif. Qui est l'homme dont Zolan crie le nom chaque nuit   D'où vient cette fureur qui dévore Sophie ? Pourquoi, chaque premier jeudi du mois, le commandant reçoit-il toujours la même carte postale ? Voilà autant de secrets dissous dans les ténèbres urbaines au fond desquelles Marie espère enterrer le sien...


Mon avis : Vices de Gipsy Paladini est un livre étonnant en bien des points. Le premier que je vais citer est déjà son format. En effet, la préface nous indique que le roman est composé de deux « épisodes ». Le qualificatif est bien choisi, car j’ai réellement eu l’impression de suivre une série. Attention, je parle d’une bonne série, celle aux personnages si attachants qu’on frémit pour eux, une série dont la fin nous laisse furax, parce qu’on veut en savoir plus.

C’est globalement ce que j’ai ressenti, et j’ai beaucoup apprécié me retrouver dans l’action dès les premières lignes. L’auteure ne délaisse pas pour autant les descriptions, elle les saupoudre au fil des pages et permet au lecteur de faire connaissance plus personnellement avec chaque personnage en cours de route. La façon de faire est géniale, car on n’est jamais ralenti dans le rythme de l’enquête.

Les deux épisodes que contient ce roman sont très différents, dans le sens où ils n’abordent pas du tout le même genre de sujets. Le premier tourne autour du harcèlement scolaire, tandis que le second part d’une disparition d’enfant. Dans les deux cas, j’ai été agréablement surprise de la tournure des événements et j’ai vu les images défiler devant mes yeux pendant que je lisais. C’est très agréable et poignant.

Les nombreuses ellipses d’un chapitre à l’autre peuvent être parfois quelque peu déstabilisantes, mais, à l’instar d’une série, permettent l’ajout de petits suspenses sur tel ou tel personnage. Telle la main inconnue qui se saisit de l’arme en gros plan, on veut savoir, mais on ne sait pas… Je vous rassure, une bonne partie des réponses nous sont données après coup, mais pas toutes. Et là, je peux vous dire qu’il y a une bonne dose de matériel prêt à l’emploi pour une bonne dizaine d’épisodes, tant le contenu est riche ! Je me réjouis déjà de lire les futures enquêtes de ce groupe d’intervention particulier, qui m’a fait rire à maintes reprises.

Les mots-clés de ce roman ? Rafraîchissant, captivant, intrigue, dénouement inédit et « format série » qu’on ne lâche pas.

Une belle bouffée d'air frais pour les adeptes de polars/thrillers, car la plume est différente et percutante. Très belle découverte.

samedi 4 novembre 2017

Leo Demidov (Enfant 44) (tomes 1 à 3) - Tom Rob SMITH

Titre : Enfant 44 (#1)
Titre original : Child 44
Auteur : Tom Rob Smith
Édition : Pocket
Nombre de tomes : 3
Date de parution : 2008
Nombre de pages : 519
Genre : Policier
Décor : Russie
Lu en : Octobre 2015

9/10

Quatrième de couverture : Hiver 1953, Moscou. Le corps d'un petit garçon est retrouvé sur une voie ferrée.

Agent du MGB, la police d'État chargée du contre-espionnage, Leo est un officier particulièrement zélé. Alors que la famille de l'enfant croit à un assassinat, lui reste fidèle à la ligne du parti : le crime n'existe pas dans le parfait État socialiste, il s'agit d'un accident. L'affaire est classée mais le doute s'installe dans l'esprit de Leo.

Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Leo est contraint à l'exil avec sa femme Raïssa, elle-même convaincue de dissidence. C'est là, dans une petite ville perdue des montagnes de l'Oural, qu'il va faire une troublante découverte : un autre enfant mort dans les mêmes conditions que l' « accident » de Moscou.

Prenant tous les risques, Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d'eux des ennemis du peuple...

Mon avis : Le résumé semblait prometteur et je n’ai pas été déçue. Déjà, j’ai été complètement stupéfaite de découvrir le quotidien des Russes dans les années 50... Mes maigres connaissances sur ce pan d’histoire m’ont largement permise de suivre tout ce qui se passe dans le livre, mais je ne pensais vraiment pas que la situation à cette époque, avec les goulags, trahison, espionnage et compagnie, était aussi horrible... Sans oublier les hivers rudes, les conditions de logement, les marchandages pour sauver sa vie et exactions multiples de l’autorité. On entre pleinement dans la vie des personnages principaux et nous apprenons ainsi à connaître le quotidien de plusieurs classes de gens. Les descriptions sont prenantes, criantes de vérité et des plus passionnantes.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, j’ai eu un peu de peine au début à savoir où l’auteur voulait en venir, sans pour autant m’ennuyer à un seul instant. Je me demandais juste comment il allait réussir à lier entre elles les nombreuses facettes de l’histoire qu’il nous offrait. Et pourtant... Plus j’avançais et plus je me rendais compte que tout avait été soigneusement pensé, de la première à la dernière phrase. Jusqu’au dernier chapitre j’ignorais totalement comment tout cela allait finir et encore une fois, tout avait été prévu et la fin nous est comptée comme une évidence que je n’avais pas été capable d’entrevoir. Quelle bonne surprise !

Les thèmes abordés sont forts et la trame de fond est de plus passionnante et savamment menée et imbriquée dans la vie quotidienne des Russes sous Staline. Une très belle découverte. Par contre, ce n’est qu’après avoir lu les trois quarts du livre que j’ai appris qu’il y avait une suite... Il s’agit même d’une trilogie mettant en scène le même personnage principal. Honnêtement, j’ai très peur de lire la suite, là comme ça, je dirais qu’elle est superflue vu comment termine le premier « tome ». Je ne vais pas trop m’avancer sans avoir vu les deux autres tomes, mais j’ai l’impression que Tom Rob Smith a peut-être un peu trop tiré sur la corde pour continuer à faire vivre ses personnages... Dommage, je trouve qu’ils ont déjà bien vécus. À voir.

Stupéfiant, mais j'ai peur de lire la suite, ce livre semblait se suffire à lui-même.

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Titre : Kolyma (#2)
Titre original : The Secret Speech
Auteur : Tom Rob Smith
Date de parution : 2009 VO, 2010 VF
Nombre de pages : 402
Genre : Policier
Décor : Kolyma, Moscou (Russie), Budapest (Hongrie)
Lu en : Mai 2016

7/10

Quatrième de couverture : 1956. La mort du « petit père des peuples » a plongé le pays dans le chaos. Tandis que Khrouchtchev entreprend sa politique de déstalinisation, les langues se délient : le temps est venu de régler les comptes.

Ex-agent zélé du MGB, Leo Demidov, aujourd’hui repenti, est à la tête d’un département de criminologie. Avec sa femme, Raisa, il a adopté deux fillettes, mais l’aînée, Zoya, hait ce père de substitution. Et elle n’est pas la seule... Car, dans l’ombre, quelqu’un attend son heure, une femme que la colère et le sentiment d’injustice ont rendue ivre de vengeance.

Pour sauver les siens, Leo n’aura bientôt plus d’autre choix que de se jeter dans la gueule du loup : le terrifiant goulag de Kolyma...


Mon avis : Comme je le disais à la fin de mon avis sur Enfant 44, j'avais peur de découvrir cette suite, parce que je trouvais que le premier livre se suffisait à lui-même et je ne voyais pas du tout comment l'auteur pouvait continuer sur sa lancée au vu de la fin. J'ai été agréablement surprise, car Tom Rob Smith a su s'extirper de tout ce que j'imaginais.

Dans ce livre, on suit certes les mêmes personnages quelques années après la fin d'Enfant 44, mais on repart sur des nouvelles bases. J'ai aimé retrouver Léo dans sa nouvelle vie, par contre, les passages avec Zoya m'ont rapidement déçue, car il ne sont pas toujours crédibles...

Ce que j'ai le plus aimé c'est le fait d'avoir su mêler la fiction à l'Histoire. Dans ce livre, on a par exemple un aperçu d'un goulag depuis l'intérieur. On suit une traversée en bateau qui va amener les prisonniers au goulag de Kolyma, l'un des pires de par sa situation géographique tout au nord de la Russie. Le froid est glacial, les conditions de travail y sont encore pires que dans les autres goulags. Même si les raisons qui mènent les personnages à Kolyma sont un peu too much, j'ai adoré découvrir la vie au goulag, terme obscur qui ne me laissait en rien présager des horreurs et des tortures que j'allais y trouver.

De fil en aiguille, nous allons découvrir ce qui justifie le titre original (The Secret Speech), puisque l'on va découvrir le fameux " rapport Khrouchtchev " après la mort de Staline. Il y décrit ses excès, ses erreurs et ce rapport historique va ébranler toute la Russie et aura des répercussion jusqu'en Hongrie, avec les insurrections de Budapest, la prise de la tour radio, les soulèvements étudiants, etc. Tous ces événements se sont donc vraiment produits, et j'ai beaucoup aimé en savoir plus, car je ne connais pas grand-chose de cette période historique ni de cette région. Certes, il est clair que l'implication de Fraera et des autres personnages dans ces événements ni est pour rien dans leur déclenchement, mais tout s'est malgré tout bel et bien produit. Des tirs d'obus, des mitraillettes, des immeubles démolis par dizaine... l'auteur nous montre ses horreurs depuis l'intérieur.

À part quelques éléments (surtout les passages avec Zoya), j'ai apprécié cette lecture. Cependant, il faut savoir que le ton de Kolyma est bien différent de celui d'Enfant 44. Le suspense y est moins présent et il faut être plus sensible à ces événements historiques et aux horreurs qui se sont passées. Je pense aussi qu'il est bien de ne pas enchaîner directement ce livre après le premier, vu que les deux histoires sont bien distinctes, on peut laisser passer quelques mois sans problème.

Du coup, je pense que je vais lire Agent 6 un de ces quatre. Je me demande bien ce que l'auteur nous réserve, vu qu'il sait se renouveler tout en ancrant bien ses livres dans l'Histoire.

Les événements historiques mis en avant sont très intéressants, ainsi que la découverte du goulag de Kolyma.

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Titre : Agent 6 (Leo Demidov#3)
Titre original : Agent 6
Auteur : Tom Rob Smith
Date de parution : 2013
Nombre de pages : 605
Genre : Drame, historique
Décor : Moscou (RUS), Kaboul (AFG), Pakistan
Lu en : Novembre 2017

3/10

Quatrième de couverture : En Union Soviétique, Afghanistan et États-Unis, 1950-1980. 1965. Alors que sa femme Raisa et leurs deux filles, Elena et Zoya, sont envoyées à New York pour participer à un Tour de la Paix censé réunir étudiants américains et soviétiques autour d’un concert, Leo Demidov, lui, se voit contraint de rester en URSS. Mais l’ex-agent du KGB a un mauvais pressentiment. Sur place, le concert vire au carnage : Jesse Austin, chanteur noir américain et fervent partisan communiste, est assassiné. Alors qu’elle tente de le secourir, Raisa est également abattue. Balle perdue ? Homicide ? Qui se cache derrière ces meurtres ? Si les rapports du FBI soupçonnent Raisa d’avoir été la maîtresse de Jesse Austin, Leo, lui, refuse de croire en la culpabilité de sa femme. 1980. Alors qu’il s’apprête à passer la frontière finlandaise, Leo est arrêté avant d’être envoyé à Kaboul. Dans un pays dévasté par la guerre, l’ex-agent du KGB fuit sa douleur dans les vapeurs d’opium. Jusqu’au jour où une nouvelle occasion de prendre le large apparaît : une alliance avec les terroristes talibans. Les risques sont considérables, mais pour connaître la vérité sur la mort de sa femme et protéger les siens, Leo est prêt à tout.

Mon avis : Retour du froid, Russie à l'honneur sur le forum, je me suis dit que c'était le moment idéal pour terminer cette série que j'avais bien aimé. C'est parti pour Agent 6.

Ce tome commence à mille lieues de ce que l'on a laissé dans Kolyma, parce que Tom Rob Smith a souhaité nous offrir une sorte de préquelle sur ses personnages, même si j'ai apprécié découvrir quelques passages sur la rencontre de Leo et de Raïssa, j'avoue que tout m'est un peu passé au-dessus. On croirait presque que l'auteur n'avait pas du tout prévu cette préquelle et en profite pour rajouter de nombreux élément qui lui serviront au cours du roman.

On repasse au présent post-Kolyma, on part aux États-Unis, on délaisse complètement Leo. Puis pouf, changement de décor, quelque chose se passe, on revient à Leo, et là, c'est le gros éclat de rire. On a une multitude de chapitres du type « 7 ans plus tard » (oui, oui, 7 ans), puis juste après « 8 ans plus tard » (ah oui, quand même), puis « 6 mois plus tard », etc. Franchement, ça devient ridicule.

Au final, à la moitié du livre, on ne sait toujours pas réellement quelle est l'intrigue centrale, puis on se retrouve en pleine guerre en Afghanistan, on en apprend plus sur le rôle des Soviétiques. Les passages historiques ne sont pas inintéressants, mais très mal intégrés à la trame principale.

Les 40 dernières pages nous répondent à toutes les questions, peut-être qu'il aurait fallu nous donner quelques infos plus tôt dans le livre, parce que même si certains liens étaient bien trouvés, je suis passée complètement à côté. Ce que je reproche le plus, c'est peut-être de ne pas avoir créé des nouveaux personnages et de laisser tomber Leo et sa famille... Franchement, ça n'apporte absolument rien de faire vivre tout ça aux Demidov, au contraire, ça paraît même parfois difficile de faire coller l'histoire de Leo à ce que l'auteur veut raconter.

Donc en gros, autant j'ai adoré Enfant 44 et trouvé que Kolyma était une bonne surprise, autant on peut laisser Agent 6 de côté sans problème. Seul point positif : j'ai appris plein de choses sur la guerre en Afghanistan et sur le communisme en général.

On peut passer à côté de ce tome sans trop de souci je trouve

mardi 31 octobre 2017

Paris in utero - Selma BODWINGER

Titre : Paris in utero
Auteur : Selma Bodwinger
Édition : Auto-édité
Date de parution : 2016
Nombre de pages : 127
Genre : Magie, érotisme
Décor : Paris (FR)
Lu en : Octobre 2017

8/10

Quatrième de couverture : Quand nous entrons dans sa vie, Hortense est au plus bas. Etudiante de vingt-cinq ans, elle s’accroche à une histoire d’amour révolue. Sa colocataire, Marie, tente en vain de la consoler. Mr. Yous, un mystérieux correspondant, lui conseille de rencontrer un groupe de sorcières qui la désigne comme leur élue légendaire. Désemparée mais toujours pétillante, l’héroïne erre dans les arrondissements de Paris à la recherche de la vérité.

Hortense doit-elle abandonner sa vie toute tracée et poursuivre cette quête improbable ?
Les sorcières ne veulent-elles vraiment que son bien ?
Pourquoi est-elle si troublée par Rachel, la jeune et séduisante sorcière ?
Qui se cache derrière l’énigmatique Mr. Yous ?

Paris in utero est un roman initiatique mêlant humour, romance et fantastique tout au long d’une aventure urbaine décalée. C’est aussi l’expérience d’une jeune femme à l’heure des choix et de la réalisation de soi.


Mon avis : Ahh, cette couverture, elle me fait bien rire. Et autant dire qu’elle donne le ton du roman, du moins, en partie, parce que Paris in utero n’est pas uniquement un roman érotique. Difficile de faire rentrer ce livre dans une petite case, car un élément surnaturel est au centre de l’histoire. On ne parle pas de dragons ou de créatures fantastiques, mais nous avons bien affaire à un brin de magie.

Selma Bodwinger narre dans son livre la vie de Hortense, une jeune femme un peu perdue sur le plan sentimental, après sa récente rupture. Un jour, elle se retrouve au centre d’une sorte de culte autour de sa personne, au cours de laquelle elle découvre une nouvelle facette de sa personnalité. Nous la suivons pendant sa métamorphose. Petit à petit, elle va tourner la page sur son ancien « moi » et apprendre à se découvrir.

Pas facile de tourner un peu autour du pot pour ne pas tout révéler, mais vous l’aurez compris, on balance entre magie et… et érotisme, la couverture nous avait mis sur la voie. L’aspect magique ne m’a plu, sans pour autant me convaincre complètement, je crois que c’est surtout la première scène qui m’a un peu déstabilisée, comme s’il me manquait quelques informations pour que le tout me paraisse totalement crédible. Malgré ce point, j’ai apprécié la suite, qui se déroule plus de façon plus crédible et fluide. Je pense que les adeptes de magie seront sans doute plus attiré par cet aspect que moi, il va sans dire.

En revanche, en ce qui concerne le pan érotique, j’avoue que j’ai adhéré à 100 % ! J’ai lu une vingtaine de romans érotiques dernièrement pour rédiger mon mémoire, et à peine deux m’ont réellement plu, je ne suis donc, apparemment, pas facile à contenter. Dans Paris in utero, j’ai trouvé tout ce qui me plaît, principalement, deux personnages qui prennent tout simplement leur pied, sans chichi ni prises de tête, et ça, ça fait plaisir ! Les scènes sont décrites avec tendresse, sans pour autant être cucul ou trop fleur bleue. En fait, on a entre les mains des passages érotiques, au sens où je l’entends moi, et… et bravo en fait, rien à dire de plus. On a droit en plus à deux types de scènes de ce genre, et je crois que j’ai encore plus aimé le premier au second, car l’auteure n’a fait aucun faux pas en décrivant la relation entre les deux personnages.

Le reste de l’histoire tient debout et l’ajout de l’intrigue magique ajoute du relief, tout en permettant l’insertion de scènes érotiques çà et là. Je pense que je ne suis peut-être pas le meilleur public pour le côté « magie-sorcières », puisque ce n’est pas mon genre de prédilection, mais force est de constater qu’il marche très bien. Ce livre devrait donc sans aucun doute plaire encore plus à celles et ceux qui aiment ce genre, et qui apprécié l’érotisme érotique (c’est con comme phrase, mais c’est ça en fait… On a tellement fait tout et n’importe quoi avec l’érotisme dernièrement que je ne vois que cette façon de présenter la chose. Comme quoi, n’est pas auteur érotique qui veut. ^^)

Soyez curieux et découvrez l’un des rares romans érotiques que je n’ai pas descendu en flammes, ça veut dire quelque chose quand même, non ?

De l'érotisme selon le sens que je donne à ce mot qui se mêle à une histoire de sorcières et de magie qui plaira aux amateurs du genre

jeudi 26 octobre 2017

Triumvirat - BOUFFANGES

Titre : Triumvirat
Auteur : Bouffanges
Édition : Auto-édité
Date de parution : 2016
Nombre de pages : 344
Genre : Littérature
Décor : France, Zagreb (CRO), Marylande (USA), Toyko (JAP)
Lu en : Octobre 2017

9/10

Quatrième de couverture : Jacques Leroux, surdoué des mathématiques combinatoires, prépare sa thèse. Passionné d’un jeu dérivé des échecs et mondialement populaire, le triumvirat, il participe à un tournoi en ligne qui le qualifiera pour le tournoi professionnel de Baltimore. Ce jeu dans lequel les joueurs doivent collaborer avant de se trahir l’emmènera bien plus loin qu’il n’aurait cru, les limites du jeu semblant dépasser largement les bords de l’échiquier…

Mon avis : J’ai découvert Bouffanges dans l’Indé Panda. Lorsque j’ai lu le résumé de son roman Triumvirat, je n’ai pas hésité une seconde. Déjà, je suis une grande adepte de jeux de plateaux en tous genres, alors j’étais déjà sous le charme de ce nouveau concept de jeu.

Le Triumvirat est un jeu qui ressemble vaguement aux échecs (se joue à deux, plateau à case, pions à déplacer, etc.) mais aux règles beaucoup plus « couillues ». Chaque année, plusieurs grands tournois sont organisés pour couronner le meilleur joueur de Triumvirat. L’un d’eux permet au gagnant de proposer une variante de règles qui sera votée et adoptée par toute la communauté si acceptée. La consécration en quelque sorte.

Nous allons suivre Jacques Leroux, un joueur qui prouve sa maîtrise du jeu au cours de plusieurs parties. Petit à petit, il va entrer dans le monde du Triumvirat, qui lui réserve bien des surprises. On se rend vite compte qu’il ne s’agit pas que de deux joueurs s’affrontant sur un plateau, mais bien d’une structure largement rodée. Je ne vous en dis pas plus.

Je vous l’ai dit, j’ai été conquise rien que par le résumé et la description du jeu. Je n’ai pas été déçue, les règles sont corsées, mais on les appréhende petit à petit, et finalement, on n’a pas besoin de réellement les comprendre pour suivre l’histoire (même si je rêvais de m’en faire un petit résumé pour voir si j’avais suffisamment de cartes en main pour y jouer, hihi). Ce que j’ai le plus apprécié, c’est la variation dans les styles de supports narratifs : des interviews, des articles de journaux, des dialogues, des mails, de la narration plus traditionnelle… Je me suis régalée de passer par toute ces variations, c’est vraiment très original et agréable de découvrir les différents éléments que possèdent certains personnages et pas d’autres.

En bref, une belle lecture, que je n’aurais pas pensée aussi complexe de prime abord. Au final, bien que le jeu soit au milieu du roman, ce n’est qu’une facette du roman, qui explore bien d’autres aspects.

Un auteur peu connu, mais qui mérite le détour. Je vous laisse être curieux et tenter le coup. :D

Une très belle découverte, une trame narrative très originale, beaucoup de questions soulevées en arrière-plan, je recommande.

dimanche 15 octobre 2017

Du Feu de l'enfer - Sire CÉDRIC

Titre : Du feu de l'enfer
Auteur : Sire Cédric
Édition : Presse de la cité
Date de parution : Mars 2017
Nombre de pages : 560
Genre : Thriller
Décor : France
Lu en : Septembre 2017

10/10

Quatrième de couverture : Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal.

et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang.


Mon avis : Je découvre Sire Cédric avec ce roman, et ce ne sera pas le dernier !

Tout commence lorsqu'un frère vient demander l'asile politique pour une nuit chez sa sœur, après un énième conflit de couple. C'est complètement ivre qu'il débarque chez elle, et elle fait vite comprendre aux lecteurs qu'elle ne porte pas son frère dans son cœur, à cause des nombreuses affaires louches dans lesquelles il trempe. Finalement, elle est bien obligée d'accepter, mais que pour une nuit ! Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'elle a lié son destin à celui de son frère, qui trempe en effet une fois de plus dans une affaire sordide...

Nous suivons tantôt le frère ou la sœur, tantôt la police ou les méchants. Nous avons donc un aperçu plutôt clair de ce qui se passe de tous les côtés, et pourtant, cela ne nous aide pas beaucoup à savoir ce qu'il se passe réellement, et comment les deux héros vont pouvoir sortir de ce mauvais pas.

D'un début assez anodin, l'affaire se corse jusqu'à révéler une affaire diabolique, glauque, insaisissable et incroyablement dangereuse. Le suspense nous prend rapidement et insidieusement et ne cesse d'augmenter jusqu'à la fin.

Certains ont vanté les scènes gores de ce roman, mais force est de constater qu'il n'y en a en fait pas tant que ça. On lira davantage ce livre pour son suspense incroyable et pesant que pour ses descriptions sanglantes, ce qui n'est pas pour me déplaire mais je me permets de contre-balancer ce que j'ai pu lire dans divers avis.

Un dernier point que j'ai adoré : le fait que Sire Cédric ne fasse pas dans la demi-mesure, ce qui, en quelques éléments, réussit à faire basculer toute cette histoire en véritable horreur.


En quelques mots : une première rencontre avec l'univers de l'auteur qui m'a clairement plu et un livre qui mérite d'être lu pour les adeptes de suspense pesant.

vendredi 13 octobre 2017

Indé Panda, volume 3 (mai 2017) - COLLECTIF

Titre : Indé Panda, volume 3 (mai 2017)
Auteur : SAID, Nicolas Chevolleau, Stéphane Arnier, Céline Saint-Charle, Valery Bonneau, Bouffanges, Caroline Giraud, Didier Betmalle, Khalysta Farall, Nathalie Bagadey, Jeanne Sélène et Jean-Christophe Heckers.
Édition : Numérique disponible gratuitement et légalement, voir ici
Date de parution : Mai 2017
Nombre de pages : Une centaine environ
Genre : Nouvelles
Lu en : Septembre 2017

Notes données ci-dessous, très bon numéro !

Quatrième de couverture : Au menu de ce troisième numéro de l'Indé Panda : Des éclats de rire, Des tripes nouées par la tristesse, De l'espoir, De la tolérance, Un suspense haletant, Quelques frissons d'horreur, Une totale remise en question de l'industrie éditoriale, Une destinée bravant la Mort, Des vacances en Ford Escort année 96, Et pourquoi pas, la vie éternelle... L'Indé Panda est un magazine numérique créé par des passionnés de lecture. Trois fois par an (et après un appel à texte, une sélection mouvementée et des débats aussi divers que variés), nous offrons un recueil de nouvelles d'auteurs indépendants. Vous y trouverez différents genres littéraires, et de (très) belles plumes. L'occasion pour vous de découvrir de nouveaux talents... Les habitués reconnaitront certains noms, les novices pourront se laisser tenter par nos deux précédentes parutions, toujours en téléchargement gratuit. Merci pour votre soutien et vos commentaires encourageants, et bonne lecture avec ce troisième numéro de L'Indé Panda !

Mon avis : C'est un très bon numéro, je vous le dis ! En tout cas, j'ai davantage apprécié cette fois-ci, j'ai eu l'impression que les nouvelles faisaient plus nouvelles que dans les précédents numéros, dans lesquels on sentait parfois que le nombre de mots avait vraiment posé problème et que l'histoire s'en voyait quelque peu amputées. Notes en bas à côté des titres !

Mon avis sera quelque peu différent cette fois-ci. Tout simplement parce que j’ai eu la mauvaise idée de ne pas rédiger mon avis tout de suite. Je me rends compte que je me souviens très bien de certaines nouvelles et beaucoup moins d’autres, voire plus du tout. Je ne sais pas si c’est plus positif de vous donner un avis mitigé sur une nouvelle plutôt que de vous indiquer « ne m’en rappelle plus », m’enfin, je vais faire ce que je peux, quitte à relire rapidement quelques lignes.

Éternicide – SAID – Superbe ♥♥♥
Je comprends pourquoi cette nouvelle a fait la couverture. Si je vous dis qu’elle m’a fait rêver, ceux qui l’ont lu risque de ne pas comprendre pourquoi, mais, comme dans un rêve, je me suis senti flotter dans une sorte de brume. Le bonheur peut-il être éternel ? Avec l’éternicide, on s’en rapproche, mais sommes-nous prêts à franchir le cap ? À quel prix ? Que reste-t-il ? J’avoue que je me suis posé beaucoup de questions, et j’ai adoré. Sous certains aspects, j’ai vaguement pensé à Avatar, mais en tellement mieux ! Une réussite et une belle prise de conscience.

Bon Dieu Bourdieu ! – Nicolas Chevolleau – bon
À froid, il ne me reste plus beaucoup de détails sur cette nouvelle, mais tout de même l’essentiel, des vacances qui partent en vrille, le coup de fil du chef Bourdieu qui enquiquine toute la petite famille. Une petite histoire des galères du quotidien en somme, qui passe toujours bien.

Le destin de Dvalin – Stéphane Arnier - bon
J’ai dû relire les premières phrases pour me rappeler de cette nouvelle, mais que suis-je bête, le « destin », du titre, aurait dû me mettre sur la voie ! Un point de vue intéressant sur la question, est-on maître de son destin ? Une lecture agréable, mais j’ai eu un peu de peine avec les premiers dialogues. Ces appellations enchâssées de Machin, fils de Truc, petit-fils de Chose ont un peu cassé mon rythme (au début). En fait, je pense que cette nouvelle gagnerait beaucoup à occuper au moins une trentaine de pages. (Je sais que ce n’est pas possible dans l’Indé panda, c’est juste mon ressenti.)

Willy – Céline Saint-Charle – très bon ♥
Là, avec cette nouvelle, je ne me rappelle que de la chute et d’une grosse révélation. Les deux m’ont beaucoup plu, je me rappelle m’être dit « ahh, oui, c’est du bon là, j’aime ! » et comparé à d’autres histoires sur le même sujet, il y a une petite pointe d’originalité dans le personnage qui s’exprime, ce qui fait plaisir. Je me rends compte également que même si j’ai oublié comment se déroule la nouvelle, j’aurais plaisir à la relire, ce qui est plutôt bon signe !

La dent – Valery Bonneau – très bon ♥
Vous voulez vous fendre la poire quelques minutes ? Lancez-vous. J’étais seule dans mon lit, et j’ai réellement rigolé, haut et fort par moments ! J’ai rarement ri comme ça devant un livre, j’arrivais plus à me ravoir. Par moments l’histoire est prévisible, mais dans le bon sens, on suit le mouvement, on s’y attend, ça arrive, on sourit, et paf, pire et pire et on rit encore plus. Une belle rigolade qui tient très bien sur une nouvelle.

Citius Altius Fortius – Bouffanges – superbe ♥♥♥
J’avoue que le placement de cette nouvelle juste après celle de La Dent est un peu délicat, parce qu’on change complètement, mais alors complètement de décor. J’ai commencé, et j’ai tout de suite senti qu’il me fallait une coupure si je voulais réellement l’apprécier, je l’ai donc lue le lendemain, et j’ai bien fait ! Là, on est aux antipodes de la rigolade et on se plonge dans un évènement sportif historique, lorsque trois athlètes se sont associés pour s’élever contre le racisme. Le récit est bien écrit, et le fait d’avoir mis l’accent tour à tour sur les trois sportifs a permis de mettre en lumière quelques injustices, au-delà de la noble cause qu’ils ont défendues. Très beau message.

Les étudiantes fauchées ne prennent pas le taxi – Caroline Giraud – très bon ♥
Alors déjà pour commencer : la chronologie inversée est originale et tient debout ! J’avais essayé une fois d’écrire un petit quelque chose avec une telle chronologie et j’ai vite abandonné, parce que l’exercice n’est vraiment pas facile. Là, autant dire qu’elle l’a gérer avec brio, rien à dire. Le sujet est d’actualité, fait polémique, et je suis sûre que cette nouvelle est clivante, certains se rangeant à l’avis de l’auteur, d’autres s’élevant contre cette prise de position vis-à-vis du consentement. Un sujet donc brûlant, très bien traité, que j’ai aimé lire. J’espère qu’elle sera appréciée à sa juste valeur, car la chute est très forte. En effet, un acte plus poussé aurait été plus choquant dans l’esprit des gens, mais tellement moins fort sur le message envoyé. Très bon, donc.

Le Coin des curieux – Didier Betmalle – bon
Je recommande cette lecture pour Halloween, par exemple, si vous voulez vous faire une petite lecture commune entre amis. J’ai trouvé bon, original, et il y a de très bonnes idées, j’ai même frémis à quelques moments. C’est toujours génial quand une nouvelle, aussi courte soit-elle, peut nous faire ressentir quelque chose.

Mes petits chéris – Khalysta Farall – bon
Je trouve également que cette lecture est parfaite pour Halloween, pour les mêmes raisons que pour la précédente. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance, et surtout, la chute, qui est top !

La couturière et l’oiseau – Nathalie Bagadey – très bon ♥
J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteure a décrit le métier de couturière, tout en douceur et en poésie. C’est charmant et plaisant à lire, et quand on découvre le personnage « à l’oiseau », on ne peut s’empêcher de le détester et de vouloir rassurer la couturière sur son beau travail. Deux personnages bien campés, l’un qu’on veut voir triompher, l’autre tomber, mais dur d’imaginer comment. La chute est tout simplement géniale et inattendue, pourtant, il y avait des petits indices glissés çà et là, pour l’amener avec beaucoup de tact, mais je n’ai rien vu jusqu’aux derniers mots.

Le plus beau métier du monde – Jeanne Sélène – bon/moyen
Si je suis parfaitement honnête, c’est malheureusement cette nouvelle qui m’a le moins marquée, puisque même en voyant le titre, impossible de me rappeler le sujet. J’ai relu la nouvelle en diagonale, ça m’est revenu, mais ça reste flou. En plus, ça tombe mal, je sortais d’une lecture sur le sujet, où, forcément, vu le nombre de pages, j’ai eu droit à des véritables déclarations d’amour pour ce métier particulier. Cependant, bravo de mettre en avant ce genre de métiers, et je pense que j’aurais sans souci pu lire un roman entier sur le sujet.

Chers lecteurs – Jean-Christophe Heckers - bon
Une nouvelle un peu plus difficile à juger. Elle est bien écrite, elle est très bonne, le sujet est intéressant, assez innovant, mais j’avoue que j’ai été un peu déstabilisée. L’auteur soulève une critique pertinente, une vérité possible derrière la fiction. Je me suis interrogée, beaucoup, et je me demande ce qu’il en est vraiment. Bien sûr, ici, on est clairement dans une fiction, mais où s’arrête-t-elle pour rejoindre la réalité ? Je me le demande encore. De ce point de vue, la nouvelle atteint son objectif, c’est sûr, mais j’avoue que j’en aurais voulu plus (oui, je suis horrible ^^).

Allez, on file sur Amazon ou ailleurs pour se procurer son Indé Panda n° 3 !

mardi 10 octobre 2017

Eunoto, les noces de sang - Nicolas FEUZ

Titre : Eunoto, les noces de sang
Auteur : Nicolas Feuz, les noces de sang
Édition : Autoédité chez thebookedition
Nombre de tomes : Deuxième tome de la pentalogie massaï.
Date de parution : 17 octobre 2017
Nombre de pages : 393
Genre : Thriller, policier
Décor : Suisse (cantons romands)
Lu en : Septembre 2017

10♥/10

Quatrième de couverture : Il lui promit de l'aimer pour le meilleur et pour le pire, sachant que seul le pire les attendait. Il lui promit de l'aimer jusqu'à ce que la mort les sépare. Mais pas au-delà.

Le Monstre de Saint-Ursanne est-il victime d'une erreur judiciaire ? Qui sont ces jeunes filles décapitées, dont les corps ont été trouvés au château de Valangin et au barrage de Schiffenen ? Pourquoi un gendarme genevois a-t-il été tué devant les HUG ? Jeune inspecteur de la police neuchâteloise, Michaël Donner trouvera-t-il des réponses en ville de Lausanne ou dans le domaine skiable des Quatre Vallées ? Quand l'enquête sur un tueur en série prend une dimension romande et requiert la mise en oeuvre de l'entraide intercantonale...

"Ce septième roman noir du procureur neuchâtelois place définitivement l'auteur au même niveau qu'un Jean-Christophe Grangé ou un Maxime Chattam" (Mensuel Générations, novembre 2016, à propos d'Horrora borealis)


Mon avis : Nicolas Feuz est un auteur coup de cœur, à chaque lecture, je prends énormément de plaisir. J’avais lu trois titres : Horrora Borealis, Les Bouches et Emorata, et ce fut un carton plein à chaque fois ! Quand j’ai vu que j’avais reçu Eunoto (« tome » qui se place entre Emorata et la Trilogie massaï) en SP, autant dire que j’ai sauté de joie et que je bavais (en tout élégance) d’avance. Mille mercis à l’auteur de me l’avoir fait parvenir.

Encore une fois, j’ai passé un moment exceptionnel ! Et quel plaisir de retrouver Michaël Donner, de nouveau engoncé dans une affaire sordide. On le suit dans une épopée folle dans tous les cantons romands, à la recherche d’un terrible criminel. Et quand je dis « terrible », je ne trouve pas les mots pour décrire ce qu’il fait à ses victimes, c’est poignant, il faut retrouver l’auteur de ces crimes au plus vite. Même avec toute la volonté du monde, Michaël se retrouve régulièrement face à un mur, notamment quand il découvre que l’ADN trouvé sur les lieux ne peut pas se trouver là, impossible ! Il y a un problème quelque part… Il a forcément commis une erreur quelque part, mais où ? Et le temps presse… Comment faire pour débrouiller cette pelote de chair et de sang, vous le saurez en lisant (et en prenant un pied d’enfer au passage). Que demander de plus ?).

Comme je l’ai expliqué brièvement, ce tome se passe après Emorata, mais avant Ilmoran, premier tome de la Trilogie massaï, et je dois dire que c’est un tour de force que de réussir à écrire la suite d’une préquelle qui se passe toujours avant la trilogie originelle, que je me réjouis de lire au plus vite, d’ailleurs.

Pas besoin de tergiverser, ce livre est une tuerie ! Il y a tout : du suspense, du mystère, de l’incompréhension, de l’action, de l’aventure, des révélations, tout je vous dis ! Mon cœur a pris l’ascenseur tout au long de ma lecture, car j’ai pris la défense de certains, accusé d’autres, soulevé des injustices… je me suis trompée, souvent, et j’ai été surprise, encore plus souvent ! Et cette fin… Cette fin ! Vous voulez lire cette fin, je vous l’assure. Alors on n’hésite plus (si vous hésitiez…) et on fonce, on fonce, on fonce. Un auteur qu’il FAUT découvrir, un livre qu’il FAUT lire. Et vous savez quoi ? Même si vous n’avez pas lu Emorata, vous comprendrez tout (même si je vous en conseille la lecture avant, aussi une merveille !).

Foncez ! Et dites-moi ce que vous en avez pensé. De mon côté, je commence Ilmoran sous peu et je me réjouis, je sais d’avance que je ne peux qu’aimer.

Une merveille de suspense, de révélations, de hauts et de bas. SPLENDIDE !

dimanche 8 octobre 2017

Le Cri - Nicolas BEUGLET

Titre : Le Cri
Auteur : Nicolas Beuglet
Édition : XO éditions (thriller)
Date de parution : 2016
Nombre de pages : 491
Genre : Thriler
Décor : Oslo (Norvège), France, île de l'Ascension
Lu en : Octobre 2017

9/10

Quatrième de couverture : Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…

[La suite en dit trop selon moi, vous pouvez ne pas la lire et vous lancer] Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?

Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.

Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…

Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !


Mon avis : La quatrième de couverture en dit un peu trop à mon goût, heureusement que je ne l’avais pas lue avant de me lancer ! C’est sur plusieurs conseils que j’ai passé le pas, et j’en suis heureuse, parce que j’ai vraiment passé un très bon moment.

Tout commence par un décès étrange dans un asile psychiatrique en Norvège. Sarah est chargée d’enquêter, car de nombreux éléments sont louches dans cette affaire. Elle remonte la piste jusqu’en France, où elle fait la connaissance de Christopher. Ensemble, ils vont tenter de découvrir la vérité, une vérité des plus troublantes.

J’en dis volontairement peu, le résumé peut sembler un peu austère, mais je ne veux pas en dire trop. Ce que vous devez savoir, c’est que j’ai été subjuguée, la première partie de l’enquête se passe en hôpital psychiatrique, avec l’ambiance effrayante qui l’accompagne, surtout dans les conditions étranges qui planent autour du décès. L’ambiance change ensuite du tout au tout pour une recherche plus traditionnelle, pendant laquelle Sarah recueille des témoignages et remonte une piste jusqu’en France. Quand tout à coup, tout s’accélère et l’ambiance change encore et devient un véritable roman d’aventure, avec du mystère, des découvertes, de l’action, et ce, jusqu’à la fin, qui nous offre son lot de surprise.

Ces changements de ton et d’ambiance sont un peu déstabilisants au départ, mais tellement agréables, surprenants et bien amenés… Superbe !

Seul petit point négatif, le marchandage de l’ultimatum à la fin était un peu ridicule, avec un méchant qui ne veut laisser que X heures et les gentils qui négocient plus d’heures, encore et encore. Le méchant, au final, ne semble plus très crédibles au bout de la deuxième fois. Pas dramatique, mais un peu dommage tout de même.

Sinon, comme vous l’aurez compris, il m’est vraiment difficile d’en dire plus, il faut se lancer un peu les yeux fermés. Ce que je peux encore vous dire c’est qu’on voit que l’auteur a effectué moult recherches pour documenter les passages plus scientifiques. Même là où il extrapole un peu, pour les besoins de son histoire, tout concorde et pourrait fonctionner avec ce que l’on sait aujourd’hui sur certains sujets.

Beaucoup de travail de recherches derrière ce livre, de l'action, du mystère, de l'aventure, du suspense, superbe !