lundi 24 avril 2017

L'Envol des Faucons (tome 1) - Mark ZELLWEGER

Titre : L'Envol des Faucons (Réseau Ambassador#1)
Auteur : Mark Zellweger
Édition : Eaux Troubles (Thriller)
Nombre de tomes : 3
Date de parution : 2014
Nombre de pages : 340
Genre : Thriller, espionnage
Décor : Suisse, Oman, Dubaï (EAU), Djibouti
Lu en : Avril 2017

8/10

Quatrième de couverture : Suite à la crise libyenne, Mark Walpen a complété son entreprise de consulting en marketing par un département de géostratégie, le Sword. Celui-ci, devenu le seul service secret non gouvernemental, indépendant et neutre au monde, est renforcé par une unité de combattants issus des meilleures forces spéciales du monde, on les appelle les « Faucons ».

Une prise d’otages a lieu. En même temps, une série d’attentats touche différentes ambassades européennes, créant ainsi la panique. Ces événements sont revendiqués par une mystérieuse « Armée de Libération Arabe ».


Mon avis : Je découvre enfin Mark Zellweger avec L’Envol des faucons, son premier roman de la saga Réseau Ambassador.

Tout commence par un petit aperçu des personnages principaux, Ralph Walpen et son fils Mark dans leur vie quotidienne, pendant leurs vacances. Malheureusement, celles-ci devront être écourtées, car un groupe terroriste sème le trouble, après s’être attaqué à des ambassades européennes, notamment une suisse.

Nous allons découvrir les « Faucons » une unité d’élite secrète qui est au centre du roman. Dans cet opus, ils auront pour mission de déjouer les plans du groupe terroriste ALA.

J’ai eu un petit peu de peine à entrer dans l’histoire, je ne voyais pas trop où l’auteur voulait nous mener, tandis que nous suivons la famille Walpen au cours de ses vacances. Mais finalement, le cadre était bien choisi pour nous présenter en douceur le rôle des Faucons. Puis l’élément déclencheur arrive et à partir de là, il m’a été difficile de m’arrêter.

Le genre est assez différent de ce que je lis d’ordinaire. Il s’agit d’un problème géopolitique comme il en existe dans la réalité et bien sûr, il apporte son lot de discussions entre délégués / chefs d’État de différentes nations concernées. C’est un peu déstabilisant quand on en a pas l’habitude, mais j’ai apprécié l’aventure et les considérations politiques des différentes parties. Je trouve que Mark Zellweger a su rendre ces passages intéressants, les utilisant à bon escient, sans venir alourdir le texte ou venir décourager les lecteurs moins passionnés par cet aspect.

Si je dois émettre un petit reproche, il concerne la première partie de l’œuvre, dont la narration est parfois un peu trop factuelle, un peu trop abrupte. Cette impression a fini par s’estomper en cours de route, donc surtout, n’abandonner pas votre lecture après 50 pages, parce que vous allez passer à côté de quelque chose, ça je vous le dis.

Donc pour résumer, nous avons là un très bon roman, intéressant, avec des problèmes géopolitiques qui ressemblent à ce que l’on vit aujourd’hui. J’ai aimé voir les difficultés pour les Faucons de devoir agir dans l’ombre tout en devant mettre hors d’état de nuire de dangereux personnages.

De mon côté, je peux vous le dire, je ne vais pas m’arrêter là.

Début un poil trop factuel, mais le reste était très intéressant et tellement proche de la réalité que j'ai frémis quelquefois

mardi 18 avril 2017

Dieu 2.0 (tome 1) - Henri DUBOC

Titre : Dieu 2.0 - La Papesse Online (#1)
Auteur : Henri Duboc
Édition : LaJouanie
Nombre de tomes : 2
Date de parution : 2015
Nombre de pages : 352
Genre : Anticipation
Décor : Paris, 2053
Lu en : Avril 2017

9/10

Quatrième de couverture : Paris 2053. Dans un futur pacifié, abîmé par le réchauffement climatique et maladivement dépendant d’Internet, Gabriel dirige Memoriam, cimetière universel online qui conserve les souvenirs visuels et sonores des trépassés. Un hacker légendaire vient annoncer à ce croque-mort numérique que la civilisation est à deux doigts de verser dans l’obscurantisme… Rôdent autour de ces deux héros de drôles de paroissiens : Monseigneur Verinas, charismatique évêque de la capitale ; Oranne Ière la Papesse, Yosa le surdoué, Hattam le savant fou… La guerre contre l’extrémisme religieux s’annonce compliquée…

Mon avis : Me voici lancée dans un genre que je ne connais pas, ou très peu : le roman d’anticipation. Certaines mauvaises langues pourront penser que vu que je ne connais pas, je vais être facile à convaincre, mais je pense que c’est justement plutôt le contraire qui s’opère. Ce genre me tape rarement dans l’œil, parce que je n’ai pas l’impression de réussir à rentrer dans l’histoire, que je trouve souvent trop abracadabrante.

Alors pourquoi avoir tenté le premier tome de cette saga ? Déjà, rien que parce que le titre me paraissait prometteur et que la quatrième de couverture m’a fait sourire. Mêler Dieu-croyance à l’informatique avait titillé ma curiosité.

Les premières pages sont surprenantes, car le résumé nous annonce un saut dans le futur (2053), alors que nous commençons dans le passé, à l’époque de Pasteur. Même si le lien est assez ténu, on voit rapidement se dessiner une certaine position vis-à-vis de la foi, qui m’a plu. Et on embarque illico presto pour le milieu du XXIe siècle. Chamboulement complet de la vie quotidienne comme on la connaît, assez logiquement soutenue par des raisons environnementales (qui nous pendent déjà au nez) et boom complet en matière de prouesses informatiques et technologiques avec des hologrammes et compagnie. Tout est expliqué par le biais de Gabriel, déjà d’un certain âge, qui peut ainsi servir de témoin entre notre époque et celle du livre. Très bon point, parce que tout a été réfléchi, et on ne tombe pas comme ça dans un univers qui a évolué au-delà du raisonnable.

En ce qui concerne l’histoire, je pense qu’il vous faut la découvrir par vous-même. C’est un peu plat dit comme ça, mais ce roman est truffé de bonnes surprises, de clins d’œil de notre époque qui appartient alors déjà au passé (je pense au CERN par exemple, mais pas que).

La quatrième de couverture l’annonce, un hacker va faire son apparition, dans cette époque où tout est numérisé et où TOUT, absolument tout se base sur les technologies, même la religion. (Une scène de baptême très « moderne » va probablement rester gravée à vie dans ma mémoire tant elle est surréaliste et pourtant imaginable dans un futur proche… ça fait peur !)

En tout cas, j’ai grandement aimé l’univers dans lequel j’ai évolué avec les personnages. Les idées en matière de nouvelles utilisations des technologies sont passionnantes et font souvent froid dans le dos tant on arrive à dépersonnaliser l’essence même de l’être humain. Je pense que je vais rapidement acheter Bye bye Internet afin de voir ce que W3 et son « acolyte » nous réserve et ce que Madame la Papesse nous concocte… Plein de mystère, vu qu’il est encore assez difficile de voir quelle direction va prendre l’histoire. Mais une chose est sûre, la révolution est en marche !

Des bonnes idées à foison dans ce roman d'anticipation fort sympathique.
La suite au plus vite !

dimanche 16 avril 2017

Une Putain d'histoire - Bernard MINIER

Titre : Une Putain d'histoire
Auteur : Bernard Minier
Édition : Pocket
Date de parution : 2015
Nombre de pages : 600
Genre : Thriller
Décor : Seattle (US)
Lu en : Avril 2017

10/10

Quatrième de couverture : Une île boisée au large de Seattle...

« Au commencement est la peur. La peur de se noyer. La peur des autres, ceux qui me détestent, ceux qui veulent ma peau. Autant vous le dire tout de suite : Ce n'est pas une histoire banale. Ça non. c'est une putain d'histoire. Ouais, une putain d'histoire... »


Mon avis : À mon tour de me lancer dans Une Putain d'histoire, titre choc, tape à l’œil, qu'on ne comprend d'ailleurs pas tout de suite, mais qui résume parfaitement ce roman.

Dès les premières pages, nous débarquons à Seattle, où Henry, un adolescent, nous conte sa putain d'histoire avec moult détails sur tout ce qui lui est arrivé à ce moment.

L'écriture est assez étonnante, car elle change complètement de style par rapport aux autres romans de l'auteur, mais elle m'a parlé et j'étais suspendue aux lèvres de Henry, voulant découvrir tout ce qui s'était passé. Autant dire qu'il n'a pas menti quand il a dit qu'il s'agissait d'une putain d'histoire ! C'est surprenant, dingue, puissant. Impossible de s'arrêter dans les moments les plus stressants et même dans les plus calmes ça reste difficile tant j'ai été happée par l'histoire que nous conte ce jeune homme à cœur ouvert.

Jusqu'à la fin j'ai cherché, douté, imaginé tout et son contraire. J'ai tout analysé, et Bernard Minier a réussi à m'éblouir avec un grand final plein de génie.

Vous en dire plus serait gâcher l'histoire. Lancez-vous, vous ne serez pas déçu. Je ne voyais pas les pages défiler et je me suis réellement sentie partie prenante de cette histoire. En bref, j'ai adoré et j'en redemande !

Ton complètement différent de ses autres romans, mais génial, qui monte en intensité crescendo au fil des pages

lundi 27 mars 2017

Le Roi Lear - William SHAKESPEAR

Titre : Le Roi Lear
Titre original : King Lear
Auteur : William Shakespear
Édition : Librio (Théâtre)
Date de parution : 1606
Nombre de pages : 128
Genre : Théâtre, classique
Décor : Royaume-Uni
Lu en : Mars 2017

6/10

Quatrième de couverture : Depuis près de trois cents ans, Le Roi Lear est tenu, d'un consentement quasi unanime, pour la plus douloureuse des pièces de Shakespeare.

Si elle frappe ainsi l'imagination, c'est à cause de la mort imméritée de Cordélia, et en partie parce qu'elle nous oblige à subir un monde en proie à une telle sauvagerie ; mais le choc le plus rude est de voir s'imposer à nous, inévitablement, cette terrifiante certitude que tôt ou tard, un homme doit affronter les conséquences atterrantes de ses propres crimes. Si profondément, si sincèrement qu'il puisse regretter ce qu'il a fait, dès l'instant qu'il a déclenché un enchaînement de causes et d'effets, celui-ci suivra son cours comme si aucun changement ne s'était produit dans le cœur de cet homme. C'est ce qui se passe dans Le Roi Lear.

« Dès que nous naissons, nous pleurons d'être venus sur ce grand théâtre de fous... »


Mon avis : Après avoir passé un certain temps dans ma PAL, j'ai enfin terminé cette pièce que certains jugent incontournables. De mon côté, j'avoue que je ne connaissais pourtant pas grand-chose de son contenu avant de me lancer, si ce n'est que Le Roi lion s'en inspire. On va donc dire que je me lançais sans trop savoir où j'allais. Imaginant bien ne pas croiser des lions en pleine savane, mais plutôt une sorte de duel entre deux personnages, je suis partie à l'aventure.

La première scène est très déstabilisante et mon petit cerveau a eu de la peine à saisir le jeu des personnages et les différents enjeux territoriaux. Heureusement, dès la deuxième scène, les choses se précisent. On a effectivement sous les yeux des gros problèmes familiaux et territoriaux, lorsque le Roi Lear décide de partager son royaume entre ses trois filles. Il décide d'avantager celle qui l'aime le plus, et de là, se lance une sorte de combat parmi sa progéniture, qui tient l'une des filles à l'écart. Là où l'histoire se complique, c'est avec une intrigue parallèle qui traite plus ou moins des mêmes sujets, entre un père (un comte) et ses deux enfants, l'un légitime, l'autre bâtard. C'est d'ailleurs dans ces personnages que l'on peut voir se dessiner très vaguement la trame du Roi lion. (Vraiment très vaguement !)

C'est toujours dur de juger réellement une telle pièce, dont le statut d'incontournable est difficilement discutable. Il s'agit donc plutôt de mon ressenti personnel : j'ai été un peu perdue entre tous les personnages, et je ne trouve pas que l'idée de mettre deux histoires presque semblables en parallèle apportent beaucoup à la trame. Malgré tout, dès que Lear tombe dans la folie lors d'une nuit orageuse (acte III), j'ai de plus en plus apprécié la lecture. Histoires de famille, de succession, complots d'une part, loyauté indéfectible d'une autre... J'avoue que c'est vraiment à partir de là que j'ai commencé à me sentir vraiment intégrée à l'histoire. La fin, quant à elle, est digne des autres pièces de Shakespeare que j'ai lu jusque-là, et je trouve qu'elle clôt bien le tout.

Pas mal du tout, mais un peu difficile d'accès malgré tout et début long à démarrer

vendredi 24 mars 2017

L'Impasse - Estelle THARREAU

Titre : L'Impasse
Auteur : Estelle Tharreau
Édition : Taurnada
Date de parution : 13 février 2017
Nombre de pages : 260
Genre : Policier, thriller
Décor : France
Lu en : Mars 2017

9/10

Quatrième de couverture : Au cœur de Chanzy, ville minière en plein déclin, trois femmes, deux hommes et un enfant se partagent une cour baptisée « l'Impasse ». Tous ne survivront pas à la haine qui les lie.

Revenu sur les lieux de son enfance, le policier David Bertal suivra, au fil des vengeances et des trahisons, le chemin qui le conduira à affronter les acteurs de son passé.

Mais, entre doutes et remords, parviendra-t-il à déchirer le voile noir qui entoure la vie et les secrets de ceux qu'il a aimés autrefois ?


Mon avis : Un grand merci aux éditions Taurnada pour m’avoir fait parvenir L’Impasse, le nouveau livre d’Estelle Tharreau, que je me suis empressée de lire. Un très bon deuxième roman qui a comblé toutes mes attentes.

Tout commence dans une impasse dans une petite ville minière, où tout le monde se connaît et connaît les ragots des uns et des autres. C’est dans cette impasse que le policier David Bertal a vécu quand il était jeune. Mais quand un corps est retrouvé, tout le désigne pour enquêter sur cette affaire, puisqu’il connaît les lieux et ses habitants. Il revient donc dans l’impasse et se rend rapidement compte qu’elle n’est plus aussi tranquille qu’à l’époque. Les tensions et le doute sont omniprésents : tous les habitants de l’impasse sont des suspects potentiels ; mais qui est le meurtrier, et surtout quelles sont ses motivations ?

Nous allons mener l’enquête aux côtés de David Bertal, qui revient en terrain connu. Il va s’intéresser à chaque famille de l’impasse. Ainsi, les chapitres se concentrent à chaque fois sur une famille différente. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a suffisamment de personnages pour que le meurtrier n’apparaisse pas de façon flagrante dès les premières pages, mais pas trop, pour ne pas être perdu. On réalise assez vite que l’enquête est plus compliquée qu’elle n’y paraît et qu’il ne va pas être facile de la démêler. Mais c’est sans compter sur David Bertal, qui va aller gratter en profondeur le passé des habitants et analyser minutieusement les maigres indices qu’il possède.

Une enquête bien ficelée qui trouve ses racines dans le passé. J’ai beaucoup apprécié les chapitres alternés sur les différents personnages, car ils ont tous leurs particularités, leur psychologie bien définie et leur vécu.

Franchement, j’étais bien loin d’imaginer un tel final, et pourtant, je crois que j’avais envisagé toutes les pistes possibles… Mais Estelle Tharreau nous prouve son talent en nous surprenant par un bouquet final riche en révélations et en rebondissements. J’avais entrevu quelques clés, mais pas la solution qu’elle nous offre, solution qui explique pourtant tout de A à Z.

J’avais déjà beaucoup aimé son premier roman Orages, pour les mêmes raisons : tout tient debout, rien n’est tiré par les cheveux, même si on se les arrache pour parvenir à découvrir la vérité et les personnages sont bien travaillés et intéressants. Avec ce deuxième roman, elle confirme sa maîtrise du suspense, de l’intrigue et du brossage soigné de ses personnages. Une auteure à découvrir et/ou à suivre sans hésiter.

Encore merci aux éditions Taurnada pour leur confiance et pour la qualité des romans qu’ils éditent !

Un très bon livre à l'intrigue bien ficelée et qui s'enracine dans le passé

mardi 21 mars 2017

Je suis un des leurs - David RUIZ MARTIN

Titre : Je suis un des leurs
Auteur : David Ruiz Martin
Édition : Autoédité
Date de parution : 2016
Nombre de pages : 408
Genre : Historique, amour, aventure
Décor : Neuchâtel (CH), Madrid (ES)
Lu en : Mars 2017

8/10

Quatrième de couverture : Lorsque Raúl Pontes apprend l’existence d’un grand-père passé pour mort depuis trente ans, son sang ne fait qu’un tour.

Persuadé que ce coup est l’œuvre de son irresponsable mère, un seul choix s’offre alors : celui de pousser la porte de ce passé.

Horacio, ce grand-père au comportement amer lui demande alors une faveur étrange : retrouver son amour perdu il y a plus de soixante-dix ans.

Ses indices le mèneront jusque dans les rues bondées de la capitale espagnole, en plein cœur du Madrid historique et de sa ferveur perpétuelle...

...mais le pousseront, aussi, bien plus loin, aux limites de l’insoutenable, où se mêlent les œuvres d’amour et de mort d’une guerre civile injuste et fratricide.

« Ce qui ne m'a pas tué a rendu ma vie plus belle. » (p.68)


Mon avis : Je tiens déjà à commencer cette chronique en remerciant chaleureusement David Ruiz Martin, qui m’a très gentiment fait parvenir son livre. Adorable !

Il m’a décrit son ouvrage en quelques mots, qui ont tout de suite intéressée. Raúl Pontes, le personnage principal, décide d’aider Horacio, son grand-père, dans une tâche très particulière. Pour ce faire, il va se rendre en Espagne, son pays d’origine, et se plonger dans une période très dure pour tous les Espagnols : la guerre civile et la dictature de Franco. Peu à peu, Raúl va renouer avec ses racines et une véritable renaissance s’opère devant nos yeux.

Le roman se découpe en deux époques, nous avons d’un côté le présent, avec les recherches de Raúl sur terre espagnole, et le passé, grâce aux mémoires d’un journal de bord tenu pendant la guerre civile par Horacio. J’ai beaucoup apprécié cette double entrée en matière pour découvrir l’Espagne et ses blessures encore à vif. Les informations s’entrecroisent très naturellement et ces écrits servent également un autre but : remonter le temps pour que Raúl reconstruise son histoire personnelle. L’histoire se déroule sans heurts et l’on va suivre les premiers pas de Raúl en Espagne. J’ai vraiment eu l’impression de vibrer au rythme de Madrid, mais aussi de s’attrister devant les cicatrices encore béantes de la guerre civile, qui semblent se refermer un peu grâce au lancement de la loi sur la mémoire historique.

Je suis un des leurs est un roman fort, qui parle d’un événement trop souvent éclipsé, notamment par la Seconde Guerre mondiale, mais qui pourtant a des répercussions qui durent encore à l’heure actuelle. Les personnages sont réalistes et attachants, même si certains sont un peu bourrus.

Horreurs de la guerre, amours naissantes, recherche de ses disparus, volonté de renouer avec ses racines, ce livre est très complet et j’en ai beaucoup apprécié la lecture. Un seul petit bémol, il y a un certain nombre de fautes d’orthographe ou de coquilles. Elles ne nuisent, certes, pas trop, mais cet élément reste dommage.

Je remercie encore une fois David Ruiz Martin pour sa confiance et pour s’être dévoilé dans son roman, dans lequel on sent une certaine patte autobiographique, qui rend le tout tangible et agréable.

Je conseille ce livre à tous ceux qui s’intéresse à l’Espagne et à son histoire, mais également à ceux qui cherchent à s’en imprégner, dans un cadre très agréable, qui n’est ni scolaire, ni prise de tête. Une belle découverte.

Un bon livre très complet, intéressant, personnel et touchant.

mercredi 15 mars 2017

Le Duel - Arnaldur INDRIDASON

Titre : Le Duel (Erlendur#12)
Titre original : Einvígið
Auteur : Arnaldur Indridason
Édition : Points
Nombre de tomes : 14 pour le moment
Date de parution : 2011 VO, 2014 VF
Nombre de pages : 408
Genre : Policier
Décor : Reykjavik (Islande)
Lu en : Février 2017

8/10

Quatrième de couverture : Pendant l’été 1972, Reykjavík est envahi par les touristes venus assister au championnat du monde d’échecs qui oppose l’Américain Fischer et le Russe Spassky. L’Américain se conduit comme un enfant capricieux et a de multiples exigences, le Russe est accueilli en triomphe par le parti communiste islandais, le tout sur fond de guerre froide. Au même moment un jeune homme sans histoire est poignardé dans une salle de cinéma, le magnétophone dont il ne se séparait jamais a disparu. L’atmosphère de la ville est tendue, électrique. Le commissaire Marion Briem est chargé de l’enquête au cours de laquelle certains éléments vont faire ressurgir son enfance marquée par la tuberculose, les séjours en sanatorium et la violence de certains traitements de cette maladie, endémique à l’époque dans tout le pays. L’affaire tourne au roman d’espionnage et Marion, personnage complexe et ambigu, futur mentor d’Erlendur, est bien décidé à trouver le sens du duel entre la vie et la mort qui se joue là.

Mon avis : Jusqu’à maintenant, je n’ai lu que Les Nuits de Reykjavik qui m’avait laissée très froide et que j’avais trouvé très mou du genou.

J’ai retenté l’expérience avec Le Duel en me disant que j’étais peut-être mal tombée avec l’autre, qui était aussi une préquelle. Raté sur un seul point, il s’agit également d’une préquelle, mais qui m’a nettement plus plu.

Déjà, on se retrouve dans un environnement que l’on peut qualifier d’historique, puisqu’il s’agit du championnat du monde d’échecs qui s’est tenu en Islande en 1972 et durant lequel un Américain et un Russe vont s’affronter, dans une ambiance assez tendue (guerre froide). J’ai trouvé ce choix de décor très sympathique et j’ai trouvé que c’était une bonne idée d’intégrer une enquête dans une ambiance réelle.

Le roman s’ouvre sur un meurtre dont personne ne connaît la raison, puisqu’il s’agit a priori d’un jeune homme sans problème et sans ennemi. Ensuite, ce qui selon moi est le point fort du livre, c’est que tout découle de ce fait divers qui se déroule sur quelques pages. L’enquête avance pas à pas, mais on voit vraiment qu’elle prend de l’ampleur et se lit progressivement au championnat d’échecs, pour lequel des milliers d’étrangers ont pris la ville d’assaut, représentant autant de suspects potentiels.

Pour faire court, j’ai trouvé ce livre très bon et nettement moins mou que Les Nuits de Reykjavik. Une belle surprise en somme, même si j’ai été étonnée de me retrouver une fois encore avec une préquelle entre les mains… Du coup, je vais retenter l’expérience, car j’ai passé un bon moment avec Le Duel.

Très bon et nettement moins mou que Les Nuits de Reykjavik !

lundi 13 mars 2017

Code 93 (Coste#1 & 2) - Olivier NOREK

Titre : Code 93 (Coste#1)
Auteur : Olivier Norek
Édition : Pocket
Nombre de tomes : 3 mettant en scène Victor Coste (pour l'instant)
Date de parution : 2013
Nombre de pages : 358
Genre : Policier, thriller
Décor : Seine-Saint-Denis (93-FR)
Lu en : Août 2016

9/10

Quatrième de couverture : Victor Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits. Une série de découvertes étranges - un cadavre qui refuse de mourir, un toxico victime d'auto combustion - l'incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3.

Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses...


Mon avis : Code 93 nous ouvre les portes de la Seine-Saint-Denis (93) et ses cités, ses problèmes, sa criminalité… Une vision des choses qui peut s’avérer assez étonnante pour qui n’est pas suffisamment proche de cette zone pour se rendre compte de toute l’ampleur du problème. Pour la petite Suissesse que je suis, cela semble assez loin de ce que je me représentais, quoique j’imaginais bien ne pas me retrouver face à des enfants de chœur.

On fait la connaissance de Victor Coste, lieutenant de police, et son équipe. On est immédiatement plongé dans le vif du sujet : un premier cadavre retrouvé, puis, on se rend à l’institut médico-légal pour l’autopsie du corps d’un homme, laquelle ne va pas du tout se passer comme prévu et lancer l’équipe de Coste sur une enquête hors du commun. Autant dire que le lecteur est pris au jeu dès les premières pages et ne s’ennuie pas un seul instant.

Franchement, je ne trouve rien à redire sur l’enquête ou son dénouement. Au contraire, je ne peux que féliciter les choix de l’auteur d’avoir tourné les événements à cette sauce-là, car tout reste crédible et malgré la difficulté de cette enquête inextricable, tout devient clair comme de l’eau de roche une fois qu’on a toutes les cartes en main et on peut sans aucun problème remonter le fil jusqu’à l’élément déclencheur. Juste super, rien à redire là-dessus.

La plume se lit toute seule et convient parfaitement aussi bien aux descriptions qu’à l’action et les scènes de suspense sont bien décrites et prennent aux tripes. On voit que l’auteur sait de quoi il parle !

Il y a juste un mini détail que je n’ai pas compris, c’est la division du livre en quatre parties qui n’apporte rien dans le découpage de l’histoire en elle-même (si ce n’est un endroit où tenter d’arrêter sa lecture…) et les citations en début de chaque partie, à part la première, ne servent pas à grand-chose non plus. Je suis perplexe.

Vous l’aurez compris, Code 93 c’est du très bon polar, avec de très beaux pics de suspense et une enquête passionnante et hors du commun. J’ai adoré ce livre et je le conseille vivement. Un auteur que je vais suivre, c’est sûr !

Lecture pour : tous. Code 93 saura aussi bien combler les amateurs de romans policiers aux enquêtes emberlificotées, mais crédibles et réalistes qu’aux mordus de thrillers grâce à quelques moments de gros suspense et scènes qui font bien froid dans le dos.

Du très bon policier, on voit que l'auteur sait de quoi il parle, sa plume convient parfaitement au suspense lattant tout au long du roman : livre à lire, auteur à suivre !



Troisième LC avec Kassyna pour notre Fairytale Friendship (septembe).

Pour toutes les deux ce fut notre première découverte d'Olivier Norek et nous ne sommes absolument pas déçues par Code 93. Vous trouverez son avis ici.

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Titre : Territoires (Coste#2)
Auteur : Olivier Coste
Édition : Pocket
Date de parution : 2014
Nombre de pages : 374
Décor : Paris 93
Lu en : Février 2017

10 ♥/10

Quatrième de couverture : Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste et de son équipe, le calme semble être revenu au sein du SDPJ 93. Pas pour longtemps, hélas ! L'exécution sommaire de trois jeunes caïds va les entraîner sur des pistes inimaginables. Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un chef de bande psychopathe d'à peine treize ans, des milices occultes recrutées dans des clubs de boxe financés par la municipalité, un adjoint au maire découvert mort chez lui, torturé...

et Coste se retrouve face à une armée de voyous impitoyables, capables de provoquer une véritable révolution. Mais qui sont les responsables de ce carnage qui, bientôt, mettra la ville à feu et à   Avec ce polar admirablement maîtrisé, Olivier Norek nous plonge dans une série de drames terriblement humains et de stratégies criminelles - loin d'être aussi fictives qu'on pourrait le croire - où les assassins eux-mêmes sont manipulés.


Mon avis : Bienvenue dans les banlieues du 93, régies par les grands barons de la drogue, qui mènent la danse là où la police elle-même n’ose plus mettre les pieds. Un énorme problème pour certains, une aubaine pour d’autres, qui souhaitent au contraire les garder sous contrôle, mais près d’eux.

Un jour cependant, tout bascule, lorsque l’un des grands barons de la drogue est retrouvé mort. Toute la banlieue est en ébullition, et nous allons suivre Coste et son équipe pour découvrir qui est à l’origine de ce meurtre.

Waouw, 10/10, sans aucune hésitation ! Ce roman est incroyable. On apprend comment fonctionnent et s’organisent les cités (du 93 ici). Tout est décrit d’une façon tellement réaliste, que toutes les informations deviennent tangibles, et je commence enfin à comprendre pourquoi les policiers n’osent plus intervenir dans certaines cités !

Norek met en lumière une organisation qui roule, avec des rouages bien huilés, qui sont d’ailleurs parfois huilés par des hautes autorités. Du copinage, des pots-de-vin, des yeux fermés sur la réalité… Juste incroyable, j’ai adoré. J’ai vraiment eu la sensation d’être au cœur de l’enquête, à tenter d’échelonner les informations pour découvrir la vérité. Tout est tellement bien ficelé, tous les indices bien cachés, mais en même temps bien présents, que le lecteur est capable d’avancer dans l’enquête et de suivre pas à pas le travail des policiers.

J’avais déjà adoré Code 93, et j’avais peur que le travail de l’auteur aille decrescendo (on connaît en général mes mauvais avis sur les tomes 2…). Quelle grossière erreur ! Olivier Norek signe là un roman magnifique, qui m’a fait trembler, vibrer, m’interroger, et qui tape même presque plus fort que le premier tome. Une très belle surprise qui me donne envie de plonger au plus vite dans Surtensions ! Avec ce que je sais jusqu’à maintenant, je crois bien que l’auteur ne pourra pas me décevoir.

En quelques mots : rien à redire, on a entre les mains un roman policier qui frise la perfection, où tout est écrit avec une justesse incroyable ! Alors découvrez sans hésiter les enquêtes de Victor Coste.

Splendide, écrit avec une justesse incroyable, très réaliste et superbement bien ficelé ! À lire de toute urgence !

samedi 11 mars 2017

Misery - Stephen KING

Titre : Misery
Titre original : Misery
Auteur : Stephen King
Édition : J'ai Lu
Date de parution : 1987
Nombre de pages : 440
Genre : Thriller, horreur
Décor : USA
Lu en : Février 2017

10 ♥/10

Quatrième de couverture : Paul Sheldon, écrivain de best-sellers, est devenu riche et célèbre grâce aux aventures d'une héroïne romantique qu'il a créée : Misery Chastain. Au bout d'un certain nombre de tomes, il décide de la faire mourir pour se consacrer à d'autres histoires.

Alors qu'il voyage en montagne, il subit un grave accident de voiture et est sauvé par une ancienne infirmière, Annie Wilkes, qui dit être sa plus fervente admiratrice. Elle le soigne gentiment, mais Paul ne la trouve pas normale. Quand elle litL'enfant de Misery en découvrant à la fin que son héroïne préférée meurt, elle ne laisse pas partir Paul de chez elle et le force à écrire Le Retour de Misery : c'est à ce moment que le supplice va commencer et le cauchemar de Paul aussi...


Mon avis : Misery, un livre du grand Stephen King qu’il me restait à lire, alors que j’avais déjà été subjuguée par le film. Je pense que tout le monde ou presque connaît l’histoire, en quelques mots, il s’agit d’un incroyable huis clos dans lequel un écrivain qui a eu un terrible accident de voiture est sauvé et hébergé par une femme qui se trouve être également l’admiratrice numéro un dudit écrivain. Rapidement, de sauveuse, elle devient bourreau. Je pensais le film très fidèle au livre et je me demandais si j’allais vraiment être surprise. Grosse erreur, le roman regorge de surprises et le lecteur suit petit à petit l’état d’esprit de l’écrivain et le tourbillon sans fin qui le mène progressivement en enfer. Un écrit magnifiquement terrifiant.

J’ai vibré tout au long des pages et j’ai grandement apprécié la psychologie des deux personnages. Le changement d’état d’esprit de l’écrivain et le masque d’Annie qui tombe au fil des pages. Tout est tellement bien décrit, les pensées si précises, que tout est crédible, tout est tangible. Superbe, foudroyant, terrifiant, réaliste, incroyable… Une pépite horrifique qu’il faut absolument découvrir.

Magnifiquement horrifique, à lire à tout prix !

vendredi 10 mars 2017

Méthode 15-33 - Shannon KIRK

Titre : Méthode 15-33
Titre original : Method 15/33
Auteur : Shannon Kork
Édition : France Loisirs
Date de parution : 2015 VO, 2016 VF
Nombre de pages : 352
Genre : Thriller
Décor : USA
Lu en : Février 2017

2/10

Quatrième de couverture : Imaginez une jeune fille de seize ans, enceinte et sans défense, que l'on jette dans une camionnette crasseuse. Vous la croyez terrifiée ?

Bien au contraire, elle n'est pas comme les autres, elle ne ressent aucune empathie. Un handicap qui va devenir une force redoutable : méthodique et calculatrice, elle met au point un plan d'évasion où rien n'est laissé au hasard.

Dès les premières minutes de son enlèvement, elle se focalise avec calme et détermination sur deux choses : sauver l'enfant qu'elle porte et se venger. Sa volonté de fer et son ingéniosité seront ses meilleures armes contre la perversité de ses oppresseurs, et il ne lui restera alors plus qu'à attendre le moment idéal pour lancer son attaque.


Mon avis : J’ai commandé ce livre dans le catalogue de France Loisirs, et pour le coup, je ne me rappelle plus si la quatrième de couverture était celle que j’ai retranscrite ici. Je me souviens que ce que j’avais lu m’avait beaucoup attirée et la petite phrase sur la couverture « ils veulent lui prendre son enfant, elle va leur apprendre la peur » avait terminé de me convaincre. Je m’attendais à quelque chose d’original, un beau retournement de situation, une petite pépite en gros ! Et… et non en fait.

Bref, je ne vais pas m’étendre sur ce que j’espérais lire et que je n’ai pas trouvé. Le bandeau est vendeur et en fait des caisses pour une histoire aussi plate que peu crédible. La quatrième de couverture nous annonce déjà les grandes lignes : une femme enceinte est enlevée et elle va réussir à s’échapper. Déjà, aucune surprise, c’est elle qui raconte sa propre histoire et on sait donc qu’elle va s’en sortir dès la première page. Alors forcément, je m’attendais à un suspense insoutenable, un formidable huis clos, mais non, loin de là. Je me suis ennuyée une bonne partie du roman, surtout lorsque l’héroïne répertorie tous les éléments qui sont à sa disposition, en les nommant « item 1, 2, 3… », et on comprend vite que ce sont les item 15 et 33 qui vont lui servir. On a donc droit, sans spoil, à minimum 33 items décrits et associés à un numéro. C’est lourd, niveau hors catégorie ! Surtout quand elle numérote des éléments comme son intelligence et sa volonté, c’est vrai que c’est indispensable pour créer son plan d’évasion.

Tout est trop téléphoné, peu crédible, les méchants sont ridicules à souhait, l’héroïne est insupportable. Et j’ai attendu et attendu le moment du retournement de situation, qui n’arrivait jamais. Je voulais la voir leur « apprendre la peur » comme l’annonce le bandeau, et encore une fois, il ne se passe rien… Je voulais une sorte de sociopathe en puissance qui allait faire regretter leurs actes aux méchants, mais non, rien, RIEN ! Ou presque, parce qu’elle annonce clairement sa pensée, ça doit donc être suffisant pour elle, mais pour moi ça ne l’est pas.

Je me rends compte que je patauge un peu pour rédiger cet avis, tout simplement parce que je n’ai pas aimé, mais qu’il n’y a pas grand-chose à en dire, puisque selon moi l’auteur ne fait qu'effleurer toute l’histoire pour tenter un huis clos qui est ennuyeux, peu crédible et pas palpitant du tout.

Quoi qu’il en soit, je dois avouer que la quatrième de couverture et le bandeau sont vraiment bien vendeurs pour ce que c’est… J’ai presque honte d’avoir été aveuglée par ce bel enrobage.

Je ne recommande pas, je me suis ennuyée et je n’ai pas du tout trouvé ce que je cherchais et espérais lire

vendredi 3 mars 2017

C’est grave docteur ? Les plus belles perles entendues par votre médecin - Michel GUILBERT

Titre : C’est grave docteur ? Les plus belles perles entendues par votre médecin
Auteur : Michel Guilbert
Édition : Éditions de l'Opportun
Date de parution : 2014
Nombre de pages : 143
Genre : Humoristique
Lu en : Février 2017

1/10

Quatrième de couverture : Les patients du docteur Michel Guilbert s’adonnent quelquefois à des combinaisons linguistiques savoureuses… que le docteur s’est empressé de noter.

En réunissant ces perles, toutes certifiées 100 % vraies, l’auteur nous donne l’occasion de sourire et de constater la grande créativité dont nous sommes capables. Un livre antidéprime, à consommer sans modération !

« Avez-vous la pilule du surlendemain ? » - Pas drôle, et en plus ça existe de nos jours.


Mon avis : Un TOUT PETIT livre qui se veut humoristique, mais qui malheureusement n’arrive à rien, ou presque. Quoique, je suis mauvaise langue, j’ai vaguement ri une fois avec « J'ai consulté un gastro-entéropode », c'est tout. Ça expliquera ma note…

Pourquoi « tout petit » livre alors qu’il fait 143 pages ? Tout simplement parce que ce n’est pas un roman, pas des tranches de vie (comme on aurait pu l’imaginer), mais de minuscules citations, souvent de quelques mots, comme celle indiquée ci-dessus. Donc autant vous le dire, cette mini compil’ se lit en environ 12 minutes, grand max ! C’est d’un triste… Surtout vendu à 9,90 € sur Amazon hein. Belle fumisterie. Pour en rajouter une couche, je précise que les citations sont toutes plus connues les unes que les autres du type « hernie fiscale » and co, sont trop courtes et souvent tombent complètement à plat.

Je pense pourtant que l’auteur, également docteur, a dû en voir des vertes et des pas mûres au cours de sa carrière et qu’il aurait pu sans problème écrire un petit recueil de tranches de vie hilarantes.


Lu en 12 minutes montre en main, peu innovant et souvent pas drôle

samedi 25 février 2017

Le Cri de la mouette - Emmanelle LABORIT

Titre : Le Cri de la mouette
Auteur : Emmanelle Laborit
Édition : Pocket
Date de parution : 1994
Nombre de pages : 206
Genre : Témoignage, autobiographie
Décor : France
Lu en : Février 2017

7/10

Quatrième de couverture : Emmanuelle est sourde de naissance. Elle ne connaît qu'une chose : le silence. Pour s'évader de cette prison, elle se met à crier. Des cris d'oiseau de mer, disent ses parents. Jusqu'au jour où, à sept ans, « la mouette » découvre le langage des signes. La petite fille se transforme : le monde s'ouvre à elle... Elle sera comédienne puisque c'est son rêve le plus cher. Adolescente révoltée, Emmanuelle va lutter, souffrir et finalement gagner son combat : être actrice mais aussi plaider la cause de millions de malentendants. Pour que le monde des sourds ne soit plus le monde du silence.

« Pour moi, la langue des signes correspond à la voix, mes yeux sont mes oreilles. Sincèrement, il ne me manque rien. C'est la société qui me rend handicapée, qui me rend dépendante des entendants : besoin de se faire traduire une conversation, besoin de demander de l'aide pour téléphoner, impossibilité de contacter un médecin directement, besoin de sous-titres pour la télévision, il y en a si peu. Avec un peu plus de Minitel, un peu plus de sous-titres, moi, nous, les sourds, nous pourrions plus facilement avoir accès à la culture. Il n'y aurait plus de handicap, plus de blocage, plus de frontière entre nous. »


Mon avis : Le fabuleux témoignage d’Emmanuelle Laborit, sourde de naissance, qui nous raconte son intégration, sa découverte du monde, d’elle-même et les combats qu’elle va mener pour aider la communauté des sourds.

Ce témoignage est à mettre entre toutes les mains pour que tout le monde se rende compte de ce que c’est qu'être sourd. Forcément, lorsqu’on ne l’est pas, on ne peut pas réellement se mettre dans leurs chaussures. Tout au plus, on pourrait s’imaginer ne plus entendre, mais en réalité, la perception du monde par un sourd (surtout de naissance) est bien différente de la nôtre, même si l’on se bouchait les oreilles. C’est ce que ce livre m’a appris.

Pas de « super pouvoir », ni vraiment une sorte de nouveau sens, tout est plus subtil, et je n’avais même jamais pensé aux difficultés d’expliquer à un enfant qui n’a jamais eu accès à l’ouïe, et de même à l’écriture, comment lui communiquer certains concepts ou choses abstraites. Comment définir « hier », « demain », ou même « je » ? Comment entrer en contact, dialoguer, se faire comprendre. Découvrir le développement d’Emmanuelle depuis sa prime enfance est vraiment très intéressant.

De plus, nous apprenons de nombreux éléments sur la condition des sourds « à l’époque », à savoir lorsque la langue des signes était encore interdite et que les médecins et les enseignants la prohibaient, forçant les jeunes sourds à oraliser des sons qu’ils parvenaient à peine à former. Ils étaient portés par la vision de « Faites parler un sourd et il parlera ». Mais on apprendra au fil des pages, le besoin de pouvoir communiquer avec les siens, d’avoir une identité, une culture. La langue des signes devient la langue maternelle du sourd, qui pourra, à partir de là, apprendre beaucoup plus facilement le français, comme deuxième langue.

Emmanuelle répète que les sourds n’aiment en général pas trop lire, et beaucoup de gens lui ont répété qu’il serait impossible pour elle d’écrire un livre. Mais rien n’arrête notre Mouette qui a réussi à aller jusqu’au bout, à nous raconter sans honte ni tabou son histoire, à partager avec nous les détails de sa vie et son combat pour venir en aide aux sourds à une époque où ils étaient encore trop souvent laissés pour compte.

Une très belle histoire, sans apitoiement ni apologie de quoi que ce soit, juste un témoignage qui vient du cœur, qui peut ouvrir les yeux à certains, faire voir le monde différemment à d’autres, ou tout simplement fournir des éléments très instructifs qui viennent d’une personne qui sait ce que c’est, qui peut en parler, et réellement témoigner.

Je tiens à préciser que parfois, je trouve qu’elle se répète un peu, mais ce n’est très certainement pas ce que je vais retenir de ce beau témoignage qui touche au cœur.

Très beau témoignage d'une fille sourde de naissance, qui nous explique comment elle perçoit et arpente le monde

mercredi 22 février 2017

Japantown - Barry LANCET

Titre : Japantown
Titre original : Japantown (US)
Auteur : Barry Lancet
Édition : Bragelonne
Nombre de tomes : 3
Date de parution : Octobre 2014
Nombre de pages : 507
Genre : Thriller, policier
Décor : San Fransisco (US), Tokyo (JP)
Lu en : ici

5/10

Quatrième de couverture : À Japantown, quartier nippon de San Francisco, une famille japonaise est abattue dans une mise en scène macabre. Unique indice : un kanji dessiné sur la scène du crime…

Le soir même, la police fait appel à Jim Brodie, un expert spécialisé dans la culture et l’art asiatiques. Surtout, le kanji est le même que celui trouvé sur les lieux du meurtre de sa femme, quatre ans plus tôt. Prêt à tout pour rendre sa propre justice, Brodie se lance alors dans une enquête mortelle sur les traces d’une organisation de yakuza insaisissables, œuvrant à l’ombre des plus hautes sphères du pouvoir, de San Francisco à Tokyo…


Mon avis : Une couverture alléchante, un titre qui m’a tout de suite attiré l’œil, une quatrième de couverture qui m’a beaucoup plu, il ne m’en fallait pas plus pour me jeter sur Japantown. Malheureusement, ce roman n’a pas tenu toutes ses promesses…

Nous rencontrons Jim Brodie, un détective privé un peu particulier, qui travaille comme antiquaire et qui dirige l’agence de sécurité de son défunt père. Il passe donc son temps entre Tokyo et la Californie, au besoin, pour ses deux activités professionnelles. Autant vous dire tout de suite que vous saurez tout de cette organisation et de son emploi du temps parce qu’il y revient plus que de raison… Et plutôt que de disséminer ces informations au fil des pages, saupoudrant ici et là un petit détail sur son passé, non, nous avons droit à des passages entiers, bien ennuyeux et qui perdent toute leur saveur car on finit par lire en travers après quelques lignes. (De plus, les noms de famille des Japonais se ressemblent, ça, c’est encore gérable, mais associer chaque nom, surnom, prénom et/ou position devient réellement chaotique au bout d’un moment.)

En ce qui concerne l’histoire, elle commence de manière très déroutante, par un chapitre qui tombe comme un cheveu sur la soupe et assez incompréhensible. Heureusement, dès le deuxième, les choses s’améliorent nettement, avec le meurtre d’une famille en peine rue. Aucun indice n’est laissé sur place, si ce n’est un kanji inconnu tracé sur la scène de crime. C’est là que Jim entre en jeu afin d’aider la police locale grâce à son savoir sur le Japon.

Mon avis ensuite est un peu en demi-teinte. J’ai adoré certains passages, notamment quand Jim se rend à Tokyo retrouver ses acolytes. Le moment où il se rend dans le Ryokan de Soga-jujo est super. Nous marchons sur un fil entre Japon traditionnel (qui sait toujours m’envoûter) et une enquête dangereuse qui devient enfin intéressante. Pour autant, je dois dire que le temps est assez long avant d’arriver à ce moment, et il y a des chapitres entiers de remplissage. On ira donc se promener (inutilement) aux quatre coins du monde, alors que la plupart de ces visites sont complètement superflues. Franchement, le roman gagnerait à se voir épurer de ce côté-là ! (Bon, je viens de découvrir qu’il y a une suite, mais je doute qu’il y ait un lien avec ces événements… Je suis bien dubitative.)

Quoi qu’il en soit, une fois à Tokyo, les choses sérieuses commencent, c’est appréciable, et même de retour aux États-Unis, on reste dans le feu de l’action. On sent que le piège se referme, mais on ne sait pas encore sur qui. J’attendais la fin avec impatience et… j’ai eu droit à la fin la plus improbable de tous les temps. J’ai toujours eu de la peine avec le monologue final du méchant pour expliquer toutes l’histoire au gentil, là, c’est encore pire, et je pèse mes mots. C’est bien d’avoir des idées et de les entasser à la pelle tout au long de l’histoire, nous offrant une myriade de sous-intrigues aussi vide de sens qu’inutiles pour nous offrir sur un plateau la fin de la manière la plus plate et triste de monde, comme si l’auteur n’avait pas réussi à mieux gérer l’inclusion des réponses dans le corps du texte. Ah non, vraiment, du grand art.

Il m’est donc très difficile de juger ce roman. Pas mauvais, parce que j’ai quand même senti le suspense monter, j’ai eu l’impression d’arpenter les rues de Tokyo avec Jim, mais pas bon non plus, parce que je me suis ennuyée par moments, le personnage qui raconte sans cesse sa vie (à la première personne) est vite peu crédible et la manière dont les événements finaux sont révélés est purement et simplement ratée selon moi.

Un livre qui ne se lit pas tout seul, il faut persévérer car les longueurs se font sentir. De plus, la fin n'est pas crédible du tout

dimanche 19 février 2017

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann SHAFFERet Annie BARROWS

Titre : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
Titre original : The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society.
Auteur : Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
Édition : Éditions France Loisirs
Date de parution : 2009
Nombre de pages : 400
Genre : Épistolaire, historique
Décor : Guernesey, Londres (UK)
Lu en : Janvier 2017

7/10

Quatrième de couverture : Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité. Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

Mon avis : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates est un titre qui fait mouche, qui intrigue et qui fait rire. Un livre que j’avais envie de lire sans même savoir de quoi il parlait. Puis j’ai appris qu’il s’agissait d’un échange de lettres entre une auteure, Juliet, et des membres du cercle, qui lui raconte la création de ce club un peu particulier, en pleine Seconde Guerre mondiale. C’est un peu déstabilisée par cette information, mais très intriguée que je me suis lancée dans cette lecture.  

Le format choisi, à savoir l’échange épistolaire, n’est malheureusement pas un format qui me plaît beaucoup. J’ai été agréablement surprise dans la première moitié du livre, j’ai vite été touchée par l’histoire des habitants de Guernesey, qui, au moyen de lettres, décrivent à Juliet leur quotidien pendant la guerre. Parce que pour raconter la création du Cercle littéraire, il faut expliquer comment était leur vie à cette période. Et ça, ça m’a tout simplement passionnée. En plus, je dois avouer que je ne savais en rien ce qui c’était passé pendant la guerre sur cette île, qui, comme ses sœurs Jersey et de Man, ont un statut très particulier au sein du Royaume-Uni. J’ai pu me rendre compte que, dès la Seconde Guerre mondiale, les choses ont été bien différentes pour les insulaires que pour les autres Britanniques. Juste passionnant, car il s’agit de quelques informations très fortes, mais délicatement saupoudrées au fil de lettres. Donc, pas d’indigestion.

Cette histoire est très douce, de par l’amitié qui se tisse entre Juliet et les insulaires, mais aussi poignante, avec les détails atroces de la guerre. On se laisse porter par ses lettres et on profite.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé, c’est frais, c’est drôle tout en étant totalement crédible (à voir la fabuleuse explication de la création du Cercle et du choix de ce nom hors du commun), c’est tendre, mais fort… C’est vraiment beau.

Seul point négatif pour moi, le format épistolaire, qui m’a lassée à la moitié du livre. Au départ, les lettres sont légitimes, les gens écrivent tous à Juliet, mais tout change quand cette dernière vient leur rendre visite à Guernesey, et là, les lettres deviennent très artificielles. J’aurais préféré un changement de narration, c’est dommage, mais complètement personnel.

Tendre, drôle, fort... Première partie top, deuxième partie un peu artificielle à cause du format épistolaire

jeudi 16 février 2017

Be Mine - N. C. BASTIAN

Titre : Be Mine
Auteur : N. C. Bastian
Édition : Harlequin
Date de parution : 2016
Nombre de pages : 461
Genre : Romance, (érotique)
Décor : Dakota du Sud
Lu en : Janvier 2017

8/10

Quatrième de couverture : Kim
Cinq ans… et j’ai toujours aussi mal. Se remet-on vraiment un jour de la perte de son premier amour ? Je n’en ai aucune idée. Ce que je sais, en revanche, c’est qu’Alex m’a détruite. En même temps, notre histoire était trop belle pour être vraie. Pourquoi le plus beau biker du Dakota se serait-il rangé pour une simple fille comme moi ?

Aujourd’hui, je suis de retour mais j’ai tourné la page. Les contes de fées, c’est terminé. Je n’y crois plus. Et je ne me ferai plus avoir. Je ne céderai pas à la force des sentiments que j’éprouve toujours pour Alex malgré moi. À aucun prix.

Alex
Cinq ans… et l’absence de Kim est toujours aussi insupportable. Inexplicable. Inattendue. Je n’ai rien compris. Rien. Pourquoi ma Kimi est-elle retournée en France précipitamment ? Sans un mot, sans un regard en arrière. Elle a tout plaqué, et moi aussi par la même occasion.

Mais, maintenant qu’elle est revenue dans le Dakota, c’est enfin l’heure des explications. Et rien ni personne ne pourra la tenir éloignée de moi plus longtemps. Elle est à moi. À moi.


Mon avis : Dakota du Sud, une ville de Bikers, Kim est en couple avec Alex. Mais les choses ne se passent pas très bien et Kim décide de retourner chez elle en France et de fuir Alex, ses frères de Silence of Death et les autres clans de bikers. Cinq ans plus tard, elle revient au pays pour rendre visite à son grand-père. Quand elle et Alex se retrouvent, la flamme entre eux ne semble pas tout à fait éteinte, il va falloir revenir sur les éléments délicats parvenus cinq ans plus tôt.

Une romance érotique qui m’a plu pour son aspect plus original et moins gnangnan que d’autres romans du genre. Le point original, c’est le cadre : l’univers des bikers, avec ses clans, règles, ses façons de faire et même ses règlements de comptes. C’est d’ailleurs dans cette atmosphère bouillonnante que nous mettons les pas, avec de belles tensions entre plusieurs clans, y compris celui des Silence of Death, dont le grand-père de Kim est le président et qui compte parmi ses membres le fameux Alex, ainsi que de nombreux amis de l’ex-couple.

L’histoire d’amour entre Kim et Alex est décrite de façon vraiment sympathique : des passages du passé chevauchent ceux du présent dans un kaléidoscope bien réussi. Leur rencontre dans le passé fait écho à leurs retrouvailles dans le présent, la première visite dans la maison d’Alex à l’arrivée de Kim dans cette même maison pour se protéger de la pluie, etc. Les lieux, les événements, les personnages font donc le lien entre les deux époques, mais les sentiments ne sont pas toujours les mêmes. En parlant de sentiments, on comprend vite que les événements qui ont mené le couple à la rupture sont graves, et on veut comprendre exactement ce qui s’est passé. J’étais loin d’imaginer ce qui en était exactement la cause, du moins, j’ai entrevu certaines pistes, mais pas autant !

Quelques scènes érotiques viennent habilement se mêler à l’histoire, aux bons moments, sans trop en faire. Très bon choix.

Dans l’ensemble, il s’agit donc d’un roman que j’ai apprécié, l’ambiance bikers, clans et règlements de comptes y est pour beaucoup, mais même l’histoire d’amour au centre est plutôt sympathique. En plus, je dois avouer qu’il est agréable de ne pas se retrouver avec une énième saga et d’avoir un début et une fin qui tienne la route sur moins de 500 pages.

Une romance érotique très fraîche qui allie amour et l'univers des bikers

jeudi 9 février 2017

Lorenzaccio - Alfred DE MUSSET

Titre : Lorenzaccio
Auteur : Alfred de Musset
Édition : Larousse (Petits classiques)
Date de parution : 1834
Nombre de pages : 199
Genre : Théâtre, classique
Décor : Florence (IT)
Lu en : Février 2017

7/10

Quatrième de couverture : Florence, 1537. Alexandre règne par la terreur, et la vertu a fui. Jusqu'à son cousin Lorenzo qui a changé de visage ! Lui qui était un modèle de pureté, il s'est fait entremetteur. Par mépris, on le surnomme Lorenzaccio. Lorenzaccio ne serait-il qu'un masque ? C'est que Renzo a un projet fou : à lui seul, il veut tuer le tyran. Pour l'approcher, le héros joue le débauché. Mais le rôle n'est pas sans risques. Très vite, le costume lui colle à la peau. Florence et Lorenzaccio, c'est tout comme. Trop divisés pour jamais s'entendre, ils sont tous deux condamnés à mourir.

« Ainsi donc les avalanches se font quelquefois au moyen d'un caillou gros comme le bout du doigt. »


Mon avis : Après une longue pause dans ma fièvre théâtrale, je reviens sur une pièce incontournable : Lorenzaccio. La pièce prend place en 1537, à Florence, alors qu’Alexandre de Médicis y règne en tyran. Lorenzo de Médicis, décide de sauver la ville en tuant son lointain cousin.

La pièce met donc en scène un événement de l’histoire, avec quelques petits changements indiqués par l’auteur. J’avoue que mes connaissances sur cette période de l’histoire sont moindres, mais malgré tout, j’ai réussi à suivre. Ce n’est donc pas nécessaire, mais ça peut être un réel atout, car j’ai dû me référer assez souvent aux notes de bas de page pour comprendre.

La pièce est divisée en cinq actes, et s’ouvre sur un acte premier qui m’a presque fait refermer le livre, tellement j’étais perdue ! Des personnages à foison, aussi transparents que l’indiquent leurs noms (du type « marchand 1 », « passant 2 », etc.). Impossible d’extraire les informations importantes dans ce brouhaha incessant. Le début de l’acte 2 ne m’a pas plus emballée que cela non plus, mais le personnage de Lorenzaccio est plus présent, on sent donc que les choses intéressantes commencent, et à partir de là moitié de l’acte 2, c’est bon, j’étais dedans ! J’ai ensuite pris un pur plaisir de voir Lorenzo ourdir son plan à l’encontre d’Alexandre, ou même les petites guerres entre les différents prétendants au trône.

La pièce va donc crescendo, mais il faut vraiment s’accrocher au début ! Le reste m’a beaucoup plu, les jeux de pouvoir entre les familles, le masque de Lorenzo qui tombe, dévoilant un homme décidé… Autant ne pas en dire davantage.

En ce qui concerne la fin, je la trouve un peu précipité, comparée au reste de la pièce, qui est très dense. Je suppose que sur scène, l’impression doit être différente, mais à lire, c’est un peu déstabilisant, car les petites scènes de 4-5 répliques s’enchaînent, présentant chaque fois un petit groupe de personnages différents et à des endroits différents également.

Malgré quelques petits bémols et quelques longueurs qui auraient pu être tranchées dans le vif sans incidence sur le texte, j’ai globalement apprécié cette pièce, surtout à partir du moment où Lorenzo prend les choses en main !

Pièce très sympa, malgré un premier acte ennuyeux à mourir