vendredi 19 janvier 2018

De la terre dans la bouche - Estelle THARREAU

Titre : De la terre dans la bouche
Auteur : Estelle Tharreau
Édition : Taurnada
Date de parution : 18 janvier 2018
Nombre de pages : 250 pages en papier, environ 220 en numérique
Genre : Enquête (+/- policier et thriller), historique
Décor : France
Lu en : Janvier 2018

10/10

Quatrième de couverture : Les vieux de Mont-Éloi savent pourquoi ils s'aiment ou se détestent, même si les autres l'ignorent. La seule histoire à laquelle il faut croire est celle qu'ils ont écrite au musée de la Chênaie.

Elsa refusera cette vérité lorsque sa grand-mère lui léguera une maison perdue dans la forêt, à deux pas d'un village martyr.

Guerre. Occupation. Épuration.

Quarante années ne seront jamais suffisantes pour oublier et chasser les fantômes du passé !


Mon avis : Page 1, ouverture sur un décès, sur la présentation d'Elsa, qui se retrouve avec un petit héritage de sa grand-mère, véritable « bombe » qui lui tombe dessus et qui va remuer son passé et le passé de tout un village.

Dès la page 1, on est donc happé dans l'histoire, les mots de la défunte nous hante, on veut savoir ce qui s'est passé dans le village de Mont-Éloi pendant la Seconde Guerre mondiale. Voilà, une page et j'étais ferrée.

Les chapitres suivants se déroulent presque à la manière d'un film, on arrive facilement s'imaginer les personnages, les lieux, et surtout, l'ambiance au Elsa commence à remuer le passé. Les langues se délient, les secrets tus pendant des décennies commencent à ressurgir, les histoires ne coïncident pas... où est la vérité ? Comment sa grand-mère peut-elle être partie prenante de cette histoire ? Quel était son rôle ? Il va falloir creuser, fouiner, chercher qui détient la vérité et qui tente de l'étouffer, l'enquête, si l'on peut dire, n'est pas aisée, handicapée par le poids des années.

Troisième roman d'Estelle Tharreau que je lis, et troisième roman que j'apprécie. Elle sait mêler présent et passé avec brio, ajouter des éléments perturbateurs sans que le lecteur puisse définir qui vient brouiller les pistes et en même temps, offrir un aspect de la Seconde Guerre mondiale qui m'était totalement inconnu. Pourtant, c'est un sujet dont on semble tout savoir, et pourtant, j'ai appris, j'ai vibré, je me suis indignée toute seule devant ma liseuse, j'ai été complètement prise par l'histoire de la prostitution en temps de guerre, ces « femmes indignes » mises au pilori et auxquelles ont faisait subir des traitements dont je n'avais jamais entendu parler. À ce sujet, l'un des personnage exprime également son étonnement :

« Malgré tout ce qu'il avait entendu de cette guerre, Fred se demandait pourquoi un tel sujet n'avait jamais été abordé ».

Je me suis sentie comme Fred, perdue et déstabilisée.

Les deux « indices » sous forme de papier, m'ont un peu laissée perplexe, il me semble étrange que l'un d'eux n'ait pas ressurgi bien plus tôt, mais bon, ça reste du domaine du possible. Donc pas grand-chose sinon, merci Estelle Tharreau de m'avoir fait passer un bon moment de lecture tout en m'apprenant des éléments historiques passionnants dont j'ignorais tout ! Et merci aux éditions Taurnada de m'avoir fait parvenir ce livre ! Toujours un bon moment ! :)

Merci Estelle Tharreau de m'avoir fait passer un bon moment de lecture tout en m'apprenant des éléments historiques passionnants dont j'ignorais tout !

jeudi 18 janvier 2018

Le Combat d'hiver - Jean-Claude MOURLEVAT

Titre : Le Combat d'hiver
Auteur : Jean-Claude Mourlevat
Édition : Gallimard jeunesse (pôle fiction)
Date de parution : 2006
Nombre de pages : 417
Genre : Science-fiction, jeunesse
Lu en : Janvier 2018

10/10

Quatrième de couverture : Le combat d'hiver est celui de quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, pour reprendre la lutte perdue par leurs parents, quinze ans plus tôt.

Ont-ils la moindre chance d'échapper aux terribles « hommes-chiens » lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées ? Pourront-ils compter sur l'aide généreuse du « peuple-cheval » ? Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange ?

Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu'on dit perdus d'avance. Et pourtant.

« La violence du choc le fit chanceler. Il reçut tout à la fois les milliers de regards braqués sur lui et la lumière éclatante des projecteurs sur le sable jaune. C'est comme naître, se dit-il. Les bébés doivent éprouver cette violence quand ils sont projetés dans la vie en sortant du ventre de leur mère. » (P. 369)


Mon avis : J'ai lu il y a moins d'un mois La Rivière à l'envers de Jean-Claude Mourlevat, qui m'avait beaucoup touchée par sa douceur et sa poésie et dont les éléments merveilleux et choupis n'éclipsent pas quelques sujets tristes et forts. J'ai trouvé génial, c'est donc dans cet état d'esprit que j'ai commencé Le Combat d'hiver.

Trêve de suspense, je l'ai trouvé tout aussi bien, j'ai ressenti plus ou moins les mêmes sentiments, quoique les éléments merveilleux n'ont pas cours dans ce monde plus proche du notre bien que dystopique, et que les passages forts et tristes prennent rapidement le dessus.

L'univers est assez hors du commun. On fait rapidement la connaissance d'une bande d'enfants prisonniers d'un orphelinat particulier. On ne sait pas pourquoi eux sont là et pas d'autres, et peu à peu, on apprend, jusqu'au jour où ce qui devait arriver arriva, et les amis se retrouvent projetés en dehors des quatre murs qui les emprisonnaient et découvrent une réalité plus dure et plus triste, puisqu'ils vont se retrouver en plein milieu d'une grosse révolte en préparation.

Certains passages sont incroyablement puissants. Et ce passage de la petite souris ! Quelle tristesse, quelle prise de conscience, quel BAM-je-suis-la-réalité-dans-ta-face ! Pour un roman dit de jeunesse, c'est même assez étonnant de lire certains passages.

Très bon, beau et triste à la fois

mercredi 17 janvier 2018

Fight Club - Chuck PALAHNIUK

Titre : Fight Club
Titre original : Fight Club
Auteur : Chuck Palahniuk
Édition : Gallimard
Nombre de tomes : 2, apparemment, il y a un suite, Fight Club 2 (très imaginatif comme nom d'ailleurs)(
Date de parution : 1996
Nombre de pages : 290
Genre : Pas mal de gens le classe comme un roman de SF, probablement pour l'ambiance et le style, mais l'histoire en elle-même est plutôt de la littérature générale je trouve.
Décor : USA
Lu en : Janvier 2018

9/10

Quatrième de couverture : Laisse-moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C'est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire ce dont tu as envie. Le Fight Club t'offre cette liberté. Première règle du Fight Club : Tu ne parles pas du Fight Club. Deuxième règle du Fight Club : Tu ne parles bas du Fight Club. Tyler dit que chercher à s'améliorer, c'est rien que de la branlette. Tyler dit que l'autodestruction est sans doute la réponse. Métaphore acide et jubilatoire d'un monde au bord du chaos, perdu faute de révolution, Fight Club a été porté à l'écran en 1999 par David Fincher.

« - C'est pas parce que tu te colles des plumes dans le croupion, dit Tyler, que ça fait de toi un poulet. »


Mon avis : Et voilà, j'ai enfin lu Fight club. La première chose à préciser, c'est que j'ai vu le film d'abord. Je me rends compte maintenant que l'adaptation est vraiment bien faite ! Remplaçant certains éléments percutants du livre (sortes de monologues internes) par d'autres éléments plutôt visuels, et dans l'ensemble ça marche bien.

J'ai trouvé ce livre vraiment fou, même en connaissant toute l'histoire, on cherche, on se dit que c'est pas possible, mais en fait si, on trouve des gros clins d’œil laissés par l'auteur et on se demande comment quelqu'un qui ne connaît peu se laisser berner, et pourtant... J'ai été totalement bernée par le film, et je suis sûre que le livre m'aurait fait le même effet si je ne l'avais pas vu avant...

Le ton du roman est intéressant, particulier. Des bouts de phrases lancés çà et là, parfois à la limite de la cohérence, parfois complètement sortis de nulle part, puis qui se raccrochent à un autre élément des pages plus loin quand le personnage principal reprend le fil de son histoire. C'est perturbant, mais c'est bien joué, parce que ça rend très bien l'ambiance, même si par moments, j'ai trouvé que ça allait presque un petit peu trop loin.

Cependant, je pense que c'est parce que je voulais que ça avance, que j'étais impatiente. Donc pas grand-chose à dire, c'est un livre intrigant et écrit de façon un peu étrange que je recommande.

Très sympa, et je dois dire que l'adaptation est très bien réalisée

lundi 15 janvier 2018

À découvert - à quelques secondes près - à toute épreuve - Harlan COBEN

Titre : À découvert (Mickey Bolitar#1)
Titre original : Shelter (Mickey Bolitar#1)
Auteur : Harlan Coben
Édition : Pocket
Nombre de tomes : 3
Date de parution : 2011
Nombre de pages : 320
Genre : Thriller
Décor : New Jersey (USA)
Lu en : Novembre 2017

10/10

Quatrième de couverture : Mickey est en colère. Des événements tragiques l'obligent à vivre temporairement chez son oncle Myron, qu'il croit au moins en partie responsable de sa situation. En plus, Ashley, sa nouvelle petite amie, n'est pas venue en cours depuis des jours et ne donne plus signe de vie. Pire, à l'adresse où elle habitait personne ne semble la connaître. Mickey, qui a déjà vécu trop de séparations douloureuses, refuse de se laisser faire encore une fois. Il découvre bientôt qu'Ashley n'était pas vraiment la jeune fille timide dont il était tombé amoureux et qu'elle fréquentait un milieux dangereux. Mais, comme son oncle, il est tenace et peu regardant sur sa propre sécurité, jusqu'au moment où ses recherches ébranlent tout ce qu'il croyait savoir sur sa famille et mettent au jour une machination qui dépasse de loin tout ce qu'il pouvait imaginer. Mickey va avoir besoin d'aide... mais n'est-il pas déjà trop tard ?

Mon avis : Mon premier Harlan Coben, pourtant, on m’en parle depuis longtemps, mais c’est fou tous ces livres en attente d’être lus !

Commençons par le plus intéressant : j’ai adoré cette lecture ! Je ne m’attendais vraiment pas à cela. Mickey est nouveau dans un lycée. Il nous raconte ses premiers jours et le drame familial qui l’habite. Un jour, Ashley, la petite amie de Mickey ne vient plus en cours. Il va mener l’enquête pour savoir ce qu’il se passe. Son enquête va progressivement prendre des dimensions hors du commun que je n’aurais jamais pu soupçonner en entamant ce roman. Et… wouaw, j’ai été subjuguée, je vais lire la suite rapidement.

L’histoire augmente en intensité et en suspense crescendo. Les thèmes abordés sont tellement vastes, et tout colle, superbe. Et cette fin, cette fin ! Je veux savoir ce qu’il va se passer ensuite, parce que ça promet, vraiment.

Un seul minuscule détail m’a dérangée, c’est l’âge des personnages. On sait que Mickey a moins de 16 ans, et franchement, je pense que lui donner 16 voire 17 aurait pu être plus réaliste. Mais qu’à cela ne tienne, ce n’est pas réellement important.

Une superbe enquête qui part de l'absence d'une élève et qui finit dans des proportions fascinantes


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Titre : À quelques secondes près (Mickey Bolitar#2)
Titre original : Seconds away (Mickey Bolitar#2)
Auteur : Harlan Coben
Date de parution : 2012
Nombre de pages : 340
Genre : Thriller
Décor : New Jersey (USA)
Lu en : Novembre 2017

9/10

Quatrième de couverture : Mickey Bolitar et ses nouveaux amis, Emma l'intrépide et Spoon le déjanté, se retrouvent mêlés à une affaire de meurtre impliquant leur camarade Rachel. Mickey, qui cherche à comprendre les circonstances mystérieuses de la mort de son père et à découvrir l'identité du fameux boucher de Lodz, ne peut abandonner Rachel et décide de remonter également la piste de son agresseur.

Mon avis : La suite des aventures de Mickey Bolitar, que l’on retrouve quelques jours après la fin du premier opus. Celui-ci se pose beaucoup de questions sur la fameuse photo de la femme chauve-souris (d’ailleurs, « Bat Lady », ça sonne tellement mieux !). Il tente d’en savoir plus à son sujet, mais il se retrouve au cœur d’une nouvelle affaire, car durant la nuit, deux coups de feu ont été tirés… Je ne vous en dis pas plus.

J’ai été ravie de retrouver Mickey, Ema et Spoon, un trio qui marche bien et qui me divertit beaucoup. La suite est plus ou moins à la hauteur du premier, même si je l’ai trouvé un peu moins passionnant. Il faut dire que l’enquête est un peu plus classique, ici, et j’ai trouvé que les passages avec la Bat Lady ou Albeona manquaient un peu.

J’imagine que le tome 3 va répondre à toutes mes questions, du moins, j’espère, mais j’ai été quelque peu frustrée de ne pas en savoir plus de ce côté-là. Pareil en ce qui concerne Myron, on voit qu’un nouvel élément est placé, sûrement pour amener la suite, mais ça n’apporte pas grand-chose dans ce tome à proprement parler.

Dans tous les cas, j’ai passé un bon moment et j’ai adoré le dénouement de l’enquête. Je ne l’avais pas vu venir, et pourtant, ça colle très bien. Le dernier chapitre nous promet du lourd pour la suite, je me réjouis de la lire ! Et que dire de cette dernière phrase si ce n’est ♥ !


Un peu moins palpitant que le premier tome, mais très sympa malgré tout


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Titre : À toute épreuve (Mickey Bolitar#3)
Titre original : Found
Auteur : Harlan Coben
Date de parution : 2014
Nombre de pages : 349
Décor : New Jersey, Connecticut
Lu en : Janvier 2018

5/10

Quatrième de couverture : Beau, intelligent, sensible : Jared avait tout du prince charmant.

Pourtant, il ne se présente pas au rendez-vous qu'Ema – qui a fait sa connaissance par Internet – lui a fixé. Face au mystère de cet amour qui, aussitôt rencontré, se volatilise, Ema peut compter sur un ami de poids : Mickey Bolitar.

D'abord sceptique, Mickey va se laisser convaincre par Ema de mener l'enquête.

Et les faits vont leur donner raison : deux nouvelles disparitions de jeunes, stars de l'équipe de basket dont fait partie Mickey, viennent ébranler le lycée.

Secoué par la mort de son père qui demeure irrésolue, forcé d'emménager chez son oncle Myron Bolitar, Mickey, isolé, laisse parler son instinct : ces événements sont liés.

S'il ne découvre pas rapidement qui en est responsable, cette affaire risque fort d'être la dernière de sa jeune existence.


Mon avis : Ce tome vient mettre un point final à la série avec Mickey Bolitar. On a donc enfin la réponse sur ce qui s'est passé, mais j'avoue que le dénouement m'a déplu. Autant j'ai aimé les recherches, autant la façon dont les choses se dénouent... Heu... Moyen, selon moi. C'est aussi assez déséquilibré entre les différentes péripéties et j'ai eu un goût d'inachevé sur pas mal d'éléments.

Ce tome m'a aussi semblé plus tiré par les cheveux que les deux premiers, et certains passages sont un peu répétitifs. L'auteur revient sur quelques éléments des tomes précédents, ça, c'est bien pour qu'on sache où on est si on a lu le tome précédent longtemps avant, mais de là à répéter la même information plusieurs fois dans le même ouvrage, non. On a compris, merci.

J'ai donc adoré le tome 1, qui est absolument fantastique, bien aimé le deuxième, qui propose quelques éléments intéressants, mais je n'ai pas apprécié ce dernier tome. J'ai comme l'impression qu'il manque un tome conclusif, mais il me semble que c'est bel et bien le dernier... Je suis perplexe. C'est pas clair sur Internet en tout cas... Mon avis peut vaguement changer si ce n'est pas le dernier. En tout cas, si c'est le dernier, c'est pas terrible.


Mmmmm... Moyen ce tome, goût d'inachevé, mais je n'ai pas l'impression qu'il y a une suite prévue (?)

dimanche 7 janvier 2018

Cadavre X (Scarpetta#10) - Patricia CORNWELL

Titre : Cadavre X (Scarpetta#10)
Titre original : Black Notice
Auteur : Patricia Cornwell
Édition : Le Livre de Poche
Nombre de tomes : 24 en tout cas
Date de parution : 2000
Nombre de pages : 475
Genre : Policier
Décor : Virginie (USA)
Lu en : Décembre 2017

3/10

Quatrième de couverture : [Gros spoil des tomes précédents] la médecin légiste Kay Scarpetta traîne sa peine et ses angoisses. Chargée d'identifier un cadavre décomposé retrouvé dans un container en provenance d'Europe, elle ne dispose que d'une inscription Bon voyage le loup-garou et d'un tatouage bizarre relevé sur la peau du mort. D'étranges événements perturbent son enquête. Des vols mystérieux ont lieu dans l'institut médicolégal et un inconnu, qui connaît son mot de passe, usurpe son identité pour diffuser sur un forum de discussion d'Internet des informations tendancieuses. Qui cherche ainsi à déstabiliser Scarpetta et dans quel but ?

Mon avis : Mon tout premier Cornwell, et je pense que je ce n'est pas le meilleur pour commencer. Du moins, c'est ce qui ressort des commentaires. Déjà, on a un gros spoiler sur la vie personnelle du personnage principal (Scarpetta). Ce n'est pas grave pour comprendre le tome en question, mais c'est dommage, parce que tous les sentiments qu'on pourrait ressentir si on connaît le personnage tombent. Du coup, le gros point de ce tome semble être ce qui se passe dans la tête de Scarpetta, et je suis bien sûr passée complètement à côté...

J'ose espérer que c'est pour ça que je n'ai pas apprécié ce tome. Scarpetta est en proie à la tristesse et elle m'a malheureusement parfois un peu embêtée, me semblant se plaindre trop souvent. Je pense qu'en connaissant au préalable le personnage, je n'aurais pas ressenti ça, mais en l'espèce, c'est un peu platouillon.

Si je ne me penche que sur le tome en question, l'enquête n'est pas inintéressante, mais ce n'est pas le point central du roman. J'ai aimé la recherche notamment l'histoire du tatouage, mais la fin ne m'a pas du tout plu, elle semble un peu sortie de nulle part. De plus, il y a quelques éléments vraiment étranges, par exemple le fait de ne pas trop s'inquiéter de se voir mander dans un autre continent sur ordre d'on ne sait trop qui, le lien avec la nièce, qu'on ne connaît pas trop (peut-être que c'était le point d'un tome précédent cependant).

Je vais retenter un autre roman de l'auteur, mais une seule est sûre : pour commencer, ce n'est pas un bon choix.

Franchement, gros gros bof... Je pense qu'il faut avoir lu au moins le tome qui le précède directement

jeudi 28 décembre 2017

Dieu 2.0 (tomes 1 et 2) - Henri DUBOC

Titre : Dieu 2.0 - La Papesse Online (#1)
Auteur : Henri Duboc
Édition : LaJouanie
Nombre de tomes : 2
Date de parution : 2015
Nombre de pages : 352
Genre : Anticipation
Décor : Paris, 2053
Lu en : Avril 2017

9/10

Quatrième de couverture : Paris 2053. Dans un futur pacifié, abîmé par le réchauffement climatique et maladivement dépendant d’Internet, Gabriel dirige Memoriam, cimetière universel online qui conserve les souvenirs visuels et sonores des trépassés. Un hacker légendaire vient annoncer à ce croque-mort numérique que la civilisation est à deux doigts de verser dans l’obscurantisme… Rôdent autour de ces deux héros de drôles de paroissiens : Monseigneur Verinas, charismatique évêque de la capitale ; Oranne Ière la Papesse, Yosa le surdoué, Hattam le savant fou… La guerre contre l’extrémisme religieux s’annonce compliquée…

Mon avis : Me voici lancée dans un genre que je ne connais pas, ou très peu : le roman d’anticipation. Certaines mauvaises langues pourront penser que vu que je ne connais pas, je vais être facile à convaincre, mais je pense que c’est justement plutôt le contraire qui s’opère. Ce genre me tape rarement dans l’œil, parce que je n’ai pas l’impression de réussir à rentrer dans l’histoire, que je trouve souvent trop abracadabrante.

Alors pourquoi avoir tenté le premier tome de cette saga ? Déjà, rien que parce que le titre me paraissait prometteur et que la quatrième de couverture m’a fait sourire. Mêler Dieu-croyance à l’informatique avait titillé ma curiosité.

Les premières pages sont surprenantes, car le résumé nous annonce un saut dans le futur (2053), alors que nous commençons dans le passé, à l’époque de Pasteur. Même si le lien est assez ténu, on voit rapidement se dessiner une certaine position vis-à-vis de la foi, qui m’a plu. Et on embarque illico presto pour le milieu du XXIe siècle. Chamboulement complet de la vie quotidienne comme on la connaît, assez logiquement soutenue par des raisons environnementales (qui nous pendent déjà au nez) et boom complet en matière de prouesses informatiques et technologiques avec des hologrammes et compagnie. Tout est expliqué par le biais de Gabriel, déjà d’un certain âge, qui peut ainsi servir de témoin entre notre époque et celle du livre. Très bon point, parce que tout a été réfléchi, et on ne tombe pas comme ça dans un univers qui a évolué au-delà du raisonnable.

En ce qui concerne l’histoire, je pense qu’il vous faut la découvrir par vous-même. C’est un peu plat dit comme ça, mais ce roman est truffé de bonnes surprises, de clins d’œil de notre époque qui appartient alors déjà au passé (je pense au CERN par exemple, mais pas que).

La quatrième de couverture l’annonce, un hacker va faire son apparition, dans cette époque où tout est numérisé et où TOUT, absolument tout se base sur les technologies, même la religion. (Une scène de baptême très « moderne » va probablement rester gravée à vie dans ma mémoire tant elle est surréaliste et pourtant imaginable dans un futur proche… ça fait peur !)

En tout cas, j’ai grandement aimé l’univers dans lequel j’ai évolué avec les personnages. Les idées en matière de nouvelles utilisations des technologies sont passionnantes et font souvent froid dans le dos tant on arrive à dépersonnaliser l’essence même de l’être humain. Je pense que je vais rapidement acheter Bye bye Internet afin de voir ce que W3 et son « acolyte » nous réserve et ce que Madame la Papesse nous concocte… Plein de mystère, vu qu’il est encore assez difficile de voir quelle direction va prendre l’histoire. Mais une chose est sûre, la révolution est en marche !

Des bonnes idées à foison dans ce roman d'anticipation fort sympathique.
La suite au plus vite !

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Titre : Bye bye Internet (Dieu 2.0#2)
Auteur : Henri Duboc
Date de parution : 2016
Nombre de pages : 342
Décor : États-Unis, Roumanie (futur)
Lu en : ici

10/10

Quatrième de couverture : Le grand cataclysme prédit par W3 a balayé la planète. Le monde est littéralement dévasté. L'Europe lutte pour sa survie et surveille ses frontières : des millions de survivants d'autres continents sont parqués dans des camps. À la merci de tout les fanatismes ils cherchent à retrouver la civilisation en tentant de franchir une redoutable barrière de drones, pas mortels mais presque… L'énergie se fait rare, Internet se meurt...

Mon avis : Commençons par un élément court : ce livre est génial ! Tout à fait à la hauteur du tome 1 et cohérent, tout en proposant de superbes nouveautés !

La quatrième de couverture nous l'annonce (et, plus largement, le tome 1 également), le grand cataclysme frappe la Terre. J'ai adoré les descriptions de ce cataclysme, vu par plusieurs personnes dans différentes parties du monde. J'ai beaucoup apprécié ce kaléidoscope d'atrocités. Puis l'humanité tente de faire ce que tout être vivant ferait dans une telle situation : survivre et s'adapter. Et l'adaptation va être rude quand tout ce qui est à portée de main depuis des décennies disparaît soudainement, à l'instar de nombreuses technologies et d'Internet.

C'est vraiment effarant de voir la place que ces technologies ont prise dans nos vies. Si un tel événement nous arrivait un jour, comment notre quotidien serait-il changé ? Bye bye Internet nous en donne un triste aperçu. J'espère que si cela nous arrive un jour, les choses ne tourneront pas comme elles tournent dans ce roman ! Vraiment ! Parce que le lecteur a la chance d'avoir un aperçu du futur, près de 200 ans après le cataclysme, et autant dire qu'il y a du changement...

J'ai adoré découvrir tout ce qui pourrait arriver si un jour notre monde électronique s'écroule : le manque de communication, l'information qui prend de nouveau de jours et des jours à se divulguer... Il faut tout reconstruire, de nouvelles sociétés se créent et son lot de problèmes va avec. Que faire des réfugiés du cataclysme ? Les accueillir ou s'en protéger en fermant ses frontières ? Un triste rappel de ce qui se passe aujourd'hui, même si les raisons ne sont pas les mêmes, ce qui rend ce roman de science-fiction tristement plausible.

Je ne vais pas vous en dire plus, mais j'ai réellement adoré, et j'attends la suite avec impatience, parce que de nombreux éléments attendent des réponses, notamment qui est Voyageur, je veux savoir !

Superbe suite parfaitement à la hauteur et avec de nombreuses nouveautés passionnantes

mercredi 20 décembre 2017

La Ballade de Pern - Anne McCAFFREY

Titre : La Ballade de Pern
Titre original : Dragonriders of Pern
Auteur : Anne McCaffrey
Édition : Pocket, entre aures
Nombre de tomes : 15 officiellement selon les intégrales
Date de parution : 1968-2003
Genre : Fantasy, SF
Décor : Pern

Ordre de lecture :

Ordres de lecture :
Il faut savoir que l'ordre de lecture de la saga La Ballade de Pern est extrêmement compliquée à comprendre, tant les possibilités d'aborder cette saga sont possibles. Pour plus d'informations, je vous conseille d'aller jeter un œil à cet article sur le blog Nevertwhere qui explique très bien les différentes options. J'ai personnellement choisi l'ordre de parution originale (colonne 1 ci-dessous), mais il est possible de suivre l'ordre des intégrales (colonne 3), qui suit l'ordre chronologique à Pern, ou encore par « cycles internes » de la saga (colonne 4). Bref, c'est compliqué. En plus, certains tomes ne sont pas repris en intégrales... Comme La Chute des Fils et une suite a été coécrite par le fils de l'auteure, Todd McCaffrey. De ce que j'ai compris, seuls très peu de tomes ont été traduits en français. Quant à leur ordre officielle dans la saga, je pense qu'il vaut mieux les lire après les 16 premiers « originels ».


Donc pour moi, ce sera l'ordre de parution, c'est-à-dire la colonne 1.

Allez, c'est parti !
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Titre : Le Vol du dragon ① (La Grande Guerre des Fils#1)
Titre original : Dragonflight
Nombre de pages : 310
Lu en : Juin 2017

10/10

Quatrième de couverture : Tout est calme en tous lieux sur la planète Pern.

Les terrifiantes incursions des Fils argentés ont cessé depuis des temps immémoriaux. Les habitants ne savent plus pourquoi ils vivent dans des grottes et versent la dîme aux chevaliers-dragons. On ne croit plus les mythes relatifs à leurs folles chevauchées sur les grands dragons télépathes et à leur lutte d'éclat contre les redoutables Fils, qui anéantissaient toute vie organique. Les dragons deviennent rares dans le ciel de Pern.

Mais le chevalier F'lar, maître du dragon Mnementh, se remet à étudier les vieilles légendes. L'Etoile Rouge se rapproche. Bientôt les Fils se remettront à tomber. Sur Pern il faut organiser la défense, et pour commencer rendre à la race des dragons son antique fécondité. Une nouvelle Reine va naître. Il faut une fille énergique pour la chevaucher. Où trouver celle en qui survit le don ancestral ?


Mon avis : Je découvre cette saga dont on m'a parlé il y a peu. Déjà, j'ai galéré pour comprendre l'ordre de lecture, parce qu'il y a plusieurs ordres pour s'attaquer à cette saga. J'ai choisi finalement l'ordre de publication original, ce qui n'est pas pratique, parce que la VF a fait des intégrales qui ne suit pas du tout cet ordre. Je ne vais pas pouvoir me prononcer sur un choix différent, mais en tout cas, celui-ci me convient et je suis ravie.

J'ai commencé donc avec Le Vol du dragon, où l'on fait la découverte avec l'univers en général. On est sur une autre planète, dans une époque inconnue, mais future. Dans cette époque, il existe des dragons et d'autres créatures du genre. Ils vivent selon une hiérarchie très stricte, partagés entre des Forts et des Weyrs (lieux où vivent les dragons).

Les archives indiquent que régulièrement, des fils de type inconnu tombent sur la planète. Il s'agit de filaments argentés qui détruisent l'énergie vitale des plantes et tuent les cultures. Seul le feu des dragons peut les terrasser, c'est pourquoi le rôle de chevalier-dragon est si important pour Pern.

Malheureusement, le temps passe, et il semble que les hommes ont la mémoire courte... Après un long intervalle sans fils, il leur semble qu'ils ne tomberont plus... Et pourtant... Certains le savent, cela recommencera.

C'est donc complètement pris au dépourvu que les chevaliers-dragons vont devoir lutter contre l'assaut des fils.

Une très bonne entrée en matière pour une saga
qui semble vraiment très aboutie et vaste

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Titre : La Quête du dragon ② (La Grande Guerre des Fils#2)(
Titre original : Dragonquest
Date de parution : 1971
Nombre de pages : 448
Lu en : Juin 2017

10/10

Quatrième de couverture : L'Étoile Rouge plane sur le ciel de Pern, les Fils mortels pleuvent périodiquement et les Chevaliers-Dragons affrontent le péril malgré les intrigues des Seigneurs et la malveillance des Anciens. Les chartes ne disent pas tout et les combattants opèrent à la limite de leurs forces. Pour relancer la guerre, il faudrait des armes nouvelles : les lézards de feu ? les larves ? la machine inconnue qui permettrait d'envahir l'Étoile Rouge ?

F'nor cherche inlassablement. Il trouvera l'amour de la jolie Brekke, un amour qui n'a d'égal que celui qu'elle porte à Wirenth, sa reine-dragon ; un amour plus fort que la mort, la nuit de la folie et le vide interplanétaire. Un tel sentiment peut-il sauver ceux qui l'éprouvent ? Peut-il aider leur cause dans la situation critique où elle est tombée ?


Mon avis : Ce tome est la suite directe du Vol du dragon. On y retrouve tous les personnages toujours en difficulté contre les Fils. Cependant, à force de recherches dans les documents des anciens, des nouvelles « technologies » sont développées pour lutter plus efficacement. En parallèle, la zone méridionale jouit de l'aide d'un allié inattendu.

J'ai lu ces deux tomes d'une traite, ils sont vraiment bien. La fin est poignante, entre un élément horrible, grosse perte pour les chevaliers-dragons (quelle horreur) et une idée qui finit mal... Autant dire que ça frappe fort !

En parallèle, nous aurons la chance de vivre une éclosion et une impression des plus étonnantes, d'un dragon hors du commun qui nous promet d'ores et déjà un futur intéressant.

En bref, un tome qui m'a énormément plu ! Que de nouveautés, ça fait plaisir ! :)

Suite superbe, on ne va plus m'arrêter ! Hahaha

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Titre : Le Chant du dragon ③ (Les Harpistes#1)
Titre original : Dragonsong
Nombre de pages : 248
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

9/10

Quatrième de couverture : Quel plaisir, d'observer, dans le ciel clair de Pern, le vol serein d'un chevalier-dragon ! Quelle tristesse de baisser la tête et d'embrasser du regard la rude banalité du Fort de Mer ! Menolly est une jeune fille passionnée de musique, et le vieux Petiron, le harpiste du Fort, la laisse chanter en secret les grands poèmes où se transmet la tradition de la planète, et qui doivent en principe être interprétés par des hommes. Il ne la corrige même pas quand elle improvise des variations personnelles sur ces airs sacrés. Mais les parents de Menolly, à la mort du bon musicien, croient le moment venu de redresser la barre. Ce sont des gens simples, ils ne comprennent pas que leur fille puisse être différente. Alors elle va rêver seule au désert, malgré la menace des Fils qui plane. Elle n'imagine même pas qu'un jour peut venir où elle ira trop loin et trouvera... peut-être sa mort, peut-être sa vie à elle, peut-être aussi toute la diversité du monde résumée dans une bande de petits lézards de feu.

Mon avis : Début d'un nouveau « cycle interne », Les harpistes.

J'ai été un peu déstabilisée par ce premier changement de cycles, les personnages que j'avais appris à connaître pendant deux tomes me manquaient un peu, et puis, très rapidement, j'ai commencé à m'attacher à ces nouveaux personnages, dont le plus important est sans aucun doute Menolly, une jeune femme du Fort de Mer, qui a un véritable don pour la musique.

Les choses ne sont pas toujours faciles, et elle va se retrouver loin de chez elle pendant une chute de Fils et faire une étrange découverte, un nid de lézards-de-feu ! Elle est présente à l'éclosion et nourri les petits, et ce qui doit arriver arriva...

Finalement, les choses vont bien changer pour Menolly, qui devient rapidement un personnage attachant, et on va suivre son instruction auprès du Maître-harpiste.

Dans ce tome, on délaisse les dragons, le côté chevaliers, et on s'intéresse davantage aux harpistes, à la musique, aux enseignements qu'ils transmettent. Le ton est complètement différent, l'histoire est plus calme, mais ça se lit tout seul, du bonheur à l'état pur ! (Surtout le début, dans la caverne, que j'ai adoré !)

Nouveau cycle sympa, on découvre de nouveaux personnages qui deviennent vite très attachants

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Titre : La Chanteuse-dragon de Pern ④ (Les Harpistes#2)
Titre original : Dragonsinger
Nombre de pages : 309
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

8/10

Quatrième de couverture : Menolly vient d'être admise à l'atelier de Robinton, le Maître Harpiste de Pern. Et la voilà debout en larmes dans la cour. Elle a compris que nul n'a de cadeaux à lui faire: ni les vieux maîtres, acharnés à pointer ses défauts; ni les autres apprenties, toujours promptes à jalouser ses dons; ni la logeuse épouvantée par ses lézards de feu. Comment s'enfuir avec ses pieds blessés? Comment jouer de la harpe avec ses mains déformées? Cette fois, Menolly est coincée, bien coincée, contrainte à résister sur place ou à capituler. Avec ses vêtements masculins en loques et l'infinie patience qu'elle oppose à ses persécuteurs, on dirait une autre Jeanne d'Arc ou même (quand les lézards de feu entrent en scène) une Blanche-Neige et les sept nains dans le donjon de la méchante reine. Son histoire, simple et cruelle, ne manque ni d'héroïsme, ni d'humour, mais ce qui par-dessus tout y fait souffler la joie, c'est la musique.

Mon avis : Pas grand-chose à dire, c'est la suite directe du Chant du dragon, on suit toujours Menolly dans son apprentissage. Et bien que je ne me sois pas particulièrement ennuyée, j'ai quand même trouvé certains passages peu passionnants et longs. Ce n'est pas dramatique, mais toutes les explications sur la musique, je pense qu'on aurait pu faire plus tonique, sans pour autant perdre ce qu'il apporte.

On apprend à connaître Piemur, un ami de Menolly, qui m'est rapidement devenu sympathique. En parallèle, de nombreux petits éléments font échos aux tomes précédents (les reines, Canth...) vraiment très sympa. Par contre, pour pouvoir en profiter pleinement, il faut vraiment ne pas laisser trop de temps entre les lectures, sinon je pense que c'est difficile de se souvenir de tout. (D'ailleurs, ces noms... Je galère !)

Sympa, mais j'ai envie de la suite du cycle principal (La Chute des Fils).

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Titre : Les Tambours de Pern ⑤ (Les Harpistes#3)
Titre original : Dragondrums
Nombre de pages : 281
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

6/10

Quatrième de couverture : Les gros tambours grondaient en réponse à un message venu de l'est ; Piemur s'éveilla. Il venait de perdre sa voix et son avenir de chanteur s'annonçait plus qu'incertain. Sa nouvelle affectation, c'était la tour des tambours: c'est là qu'on apprenait le rythme, la procédure d'alerte et surtout le langage codé grâce auquel tous les weyrs et les forts pouvaient répondre instantanément aux attaques des Fils.

L'art des tambours est lié à la guerre, à l'espionnage, à la communication. Nul ne s'étonnerait de voir Piemur, malgré son jeune âge, remplir des missions politiques. Et tout de suite il partit à dos de wherry – avec son amie Menolly – vers un petit Fort de Mer du sud, en attendant de s'embarquer pour le mystérieux Continent Méridional. Le plus malin des apprentis allait plonger dans la grande aventure.

Il allait tout découvrir, la beauté du monde, l'infamie des tricheurs, l'urgence de l'action et même la joie de se réfugier sur une île déserte. Plus tard, il reviendrait à ses tambours, riche d'expérience humaine et de savoir vécu. Assez pour vivre une vie d'homme.


Mon avis : Dans ce tome, on s'intéresse à Piemur, qui doit changer d'affectation, parce qu'il est en train de muer. Il se voit enseigner l'art des tambours. Il va se rendre dans le continent méridional pour savoir ce que manigancent les anciens, qui deviennent un peu suspects...

J'ai trouvé un peu long, sauf la fin (avec Farli et Stupide), ahhh ces paysages, ça fait rêver et j'ai envie de continuer mon exploration.

Je commence à vraiment envie de revoir le cycle principal.

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Titre : Le Dragon blanc ⑥ (La Guerre des Fils#3)
Titre original : The White Dragon
Nombre de pages : 446
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

10/10

Quatrième de couverture : Le jeune Jaxom est Seigneur du Fort de Ruatha, mais le régent Lytol, son tuteur, tient les rênes du pouvoir d'une main ferme. Jaxom rêve de devenir chevalier-dragon. Malheureusement il a conféré l'Empreinte à Ruth, le dragon blanc, deux fois plus petit que ses frères. On ne pensait même pas que cet animal vivrait. Maintenant, on ne sait pas qu'il est génial. Et tout le monde se moque du pauvre Jaxom.

D'ailleurs la condition des chevaliers-dragons tend à devenir moins prestigieuse. Il y a tant de moyens nouveaux d'exterminer les terribles Fils ! La prochaine frontière, c'est le Continent Méridional, où les Archives disent que les hommes avaient fondé leurs premiers territoires sur Pern avant d'émigrer vers le Nord.

Voilà un endroit où un audacieux peut faire ses preuves ! Les Anciens en exil y ruminent leur vengeance. Les cadets sans terre brûlent de s'y faire une place. Et le Seigneur du Fort Méridional a une sueur si belle...


Mon avis : Le Dragon blanc est la suite directe de La Quête du dragon. On finissait sur l'impression du dragon blanc nouveau-né par Jaxom. Dans ce tome, Ruth, le fameux dragon blanc, est déjà grand, et nous allons découvrir quelques-unes de ses capacités spéciales.

D'ailleurs, dans ce tome, on reparlera des petits lézards-de-feu, c'est pourquoi je conseille fortement l'ordre de publication originale, parce que sinon, on se retrouve avec des informations manquantes, que l'on obtient dans Le Chant du dragon.

L'histoire commence à changer agréablement, les tensions montent avec les anciens, qui ne vont pas se laisser faire, mais les habitants de Pern, après la visite du continent méridional par Piemur (Les Tambours de Pern) souhaitent aller voir également ce qui s'y passe.

Pour l'instant, je suis toujours à fond dedans ! J'aime les capacités qu'offre cet intéressant dragon blanc ainsi que la découverte du Sud. Par ailleurs, la fin est encore une fois exceptionnelle ! Je ne m'attendais vraiment pas à ça ! On en apprend plus sur les origines de Pern, et on sent que par la suite, le genre de la saga va changer petit à petit. Génial.

Superbe !
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Titre : La Dame aux dragons ⑦ (L'Épidémie#1)
Titre original : Moreta, Dragonlady of Pern
Nombre de pages : 415
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

8/10

Quatrième de couverture : L'hiver est fini, le printemps est de retour, toute la planète est en liesse au Fort de Ruatha pour célébrer l'intronisation d'Alessan, son jeune seigneur. Moreta, Dame du Weyr de Fort, est de la fête. Elle est sensible aux attentions d' Alessan. Le passage des Fils doit se terminer dans huit ans. Pour les habitants de Pern, l'obsession du danser se dissipe. On peut faire des projets d'avenir. Puis, sans avertissement, le malheur frappe : une bête s'abat, l'écume à la gueule, et meurt peu après.

C'est la première victime d'une maladie mystérieuse qui, en quelques semaines, va décimer la population. Les chevaliers-dragons agonisent, les Fils continuent à tomber, détruisant toute vie organique. Moreta se dépense dès lors sans compter. Multipliant les vols dans le temps et l'espace, la Dame aux dragons ira-t-elle jusqu'au bout du sacrifice pour assurer, en fin de compte, la victoire de la vie ?


Mon avis : Changement de programme pour un nouveau « cycle interne » celui de L'Épidémie. On se trouve ici bien des années avant les tomes précédents.

Nous allons y rencontrer Moreta, dame du Weyr, qui possède donc une reine dorée. Tout est au beau fixe avec différents rassemblements dans les Forts, les gens dansent, chantent, participent à des courses, peuvent découvrir de nouveaux spécimens animaux du continent méridional, une belle ambiance de fête, peu avant la chute des Fils, mais tout est sous contrôle.

Malheureusement, une terrible maladie frappe l'un des Forts et va progressivement toucher tout Pern. Les chevaliers-dragons ne sont pas protégés, et ils doivent pourtant lutter contre les Fils. Les pertes risquent d'être grandes, comment est-ce que Pern va s'en sortir ? Que va-t-il en rester après ces deux plaies ?

Un tome qui vient expliquer beaucoup de choses sur les tomes précédents, et qui nous met en garde contre ces horribles plaies qui pourraient bien ressurgir !

Petit saut dans le passé pas désagréable du tout

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Titre : Histoire de Nerilka ⑧ (L'Épidémie#2)
Titre original : Nerilka's Story
Nombre de pages : 182
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

1/10

Quatrième de couverture : L'épidémie ravage la planète Pern. Tous les habitants se mobilisent pour affronter la catastrophe. Seul Tolocamp, Seigneur régnant du Fort de Fort, refuse de porter secours à ses voisins. Nerilka, sa fille, a honte de cette attitude. Un jour elle se décide : elle emballe quelques médicaments et se glisse hors du Fort. Elle n'a plus rien à faire avec sa famille. Elle veut aider son peuple. Où pourra-t-elle se rendre utile ? Sa quête l'entraîne jusqu'au Fort de Ruatha, où le Seigneur Alessan prépare à la hâte le précieux sérum qui sauvera les gens. Une femme s'est déjà sacrifiée pour lutter contre le mal. Et maintenant Nerilka est prête. Il y a longtemps qu'elle a abandonné l'espoir de se marier et de fonder un foyer. Maintenant elle veut trouver le bonheur en se rendant utile. Elle ne sait pas encore que son choix va changer le cours de sa vie !

Mon avis : Allez, je vais être dure avec ce tome de La Ballade de Pern, mais c'est pour la bonne cause dirons-nous. Je trouve dommage de tomber sur un tel tome dans une saga que j'adore !

Ce tome est la suite directe de La Dame aux dragons, du cycle interne de L'Épidémie (qui ne compte d'ailleurs que ces deux tomes).

Pour faire court, dans La Dame aux dragons on apprend qu'une épidémie fait rage et on va suivre (à la troisième personne) ce que va faire Moreta pour en venir à bout. Finalement, une certaine Nerilka vient apporter son aide pour soigner les malades. Dans Histoire de Nerilka, eh bien... C'est Nerilka qui raconte (à la première personne pour la première fois dans la saga) ce qui s'est passé de son point de vue.

Donc, en gros, plus de la moitié est EXACTEMENT ce qui s'est passé dans le tome précédent... Puis quelques passages peu intéressants diffèrent, notamment la naissance d'un runner (aucune idée de comment ils sont appelés en VF), mais en gros, rien de bien intéressant.

Puis lorsqu'elle quitte son fort, on a le droit à des passages entiers repris mot à mot... Passionnant... -_-' et ça dure... Même lors de l'éclosion : les mêmes remarques, les mêmes informations déjà lues sur ce qui est un bon présage ou non, alors que les deux tomes ce suivent... Je ne comprends pas.

Franchement, s'il y a un tome que vous pouvez allègrement sauter, c'est celui-ci, il ne sert pas à grand-chose, n'apporte aucun nouvel élément (à part peut-être les 10 dernières pages), mais bon, rien d'indispensable. Au moins, les autres tomes qui ne sont pas directement liés à la guerre des Fils apportent des connaissances, des réponses ou des intrigues, un petit quelque chose de substantiel... Là, rien. Alors personnellement, je le mets dans un coin de ma tête, je l'oublie et je passe à la suite. ^^

Intérêt très limité, même histoire que La Dame aux dragon, mais raconté à la première personne par Nerilka...

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Titre : L'Aube des dragons ⑨ (Les Origines#1)
Titre original : Dragonsdawn
Nombre de pages : 519
Décor : Pern, espace
Lu en : Juillet 2017

10/10

Quatrième de couverture : L'amiral Benden a mis le vaisseau en orbite autour de la planète Pern. Et les futurs colons s'éveillent par milliers. Sorka était toute petite quand elle est montée dans l'astronef ; après quinze ans d'animation suspendue, elle n'a guère grandi. Les gens veulent mener une vie pastorale ; ce monde-là ne sera pas pollué. Très vite, ils se passeront de gouvernement ; chacun sera son propre maître, et tous vivront en harmonie. Mais on ne peut pas tout prévoir. Il y a des colons qui ne sont pas clairs. D'autres qui poussent la pureté si loin qu'ils ne songent qu'à se perdre dans la lande. Sean, le jeune gitan, n'a pas oublié ses chevaux. Sorka ne sait pas encore qu'elle partagera ses rêves. Les premiers explorateurs n'ont pas senti les séismes, ils n'ont pas vu les nuages noirs. Mais quand Sorka et Sean assistent à l'éclosion des dragonets, Pern leur offre un charmant remède au malheur qui plane. Anne McCaffrey traite ici un sujet très attendu de ses lecteurs : l'origine des chevaliers-dragons de Pern. Elle le fait sur un ton original, mêlant la science-fiction, la robinsonnade, l'utopie et le roman fresque.

Mon avis : Ahhh, L'Aube des dragons, on y arrive. Le tome 1 dans l'ordre chronologique ! C'est le premier tome réellement axé science-fiction que nous avons, dans le cycle interne Les Origines (1).

Enfin, nous allons avoir plein de réponses sur les questions que nous nous posons depuis plusieurs tomes ! Comment les premiers hommes sont-ils arrivés sur Pern ? D'où viennent les dragons ? Et tant d'autres. Bien sûr, des questions restent sans réponse, mais on y apprend déjà beaucoup de choses, et je me suis régalée avec ce tome ! On voit vraiment que l'auteure a pensé son œuvre dans une minutie absolue. Par exemple, on découvrira enfin les origines du klah, un détail dans cette œuvre, mais malgré tout une preuve que tout a été prévu, pensé et travaillé.

Saga superbe, changement de genre en cours de route maîtrisé à 100 % et absolument génial !

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Titre : Les Renégats de Pern ⑩ (tome unique)
Titre original : The Renegades of Pern
Nombre de pages : 416
Décor : Pern
Lu en : Juillet 2017

5/10

Quatrième de couverture : Il y a les exclus. Celui qui a tué un homme. Celle qui a volé du pain. Celui qui a été maudit par son père. Il y a les errants. Le peintre qui parcourt le continent, cherchant l'inspiration. Le chevalier qui a perdu la tête à la mort de son dragon. Les caravaniers comme les parents de Jayge, qui vont commercer de Fort en Fort. Il y a Thella la rebelle, qui refuse le mari choisi par son frère et s'enfuit dans la montagne. Trop paresseux pour se creuser un Fort Trop orgueilleux pour jurer allégeance à un Seigneur ? En tout cas, ils vivent dans un monde vaste et beau et veulent en voir le plus possible. Mais quand reviennent les Fils, ils n'ont pas de murs pour les protéger. La colère gronde et Thella fonde la bande des renégats. Un idéal de violence et aussi, pour certains bannis, une espérance. Thella est audacieuse et destructrice. Un jour, elle s'en prend à la famille de Jayge, puis à Aramina, la fille qui entend les dragons. Et ça, c'est trop pour Jayge.

Mon avis : Je passe déjà sur l'intérêt complètement inexistant d'avoir mis ce tome dans l'intégrale 2... En réalité, il se passe après Le dragon blanc, un peu à cheval entre certains tomes, vu qu'on reprend le passé de ceux qui sont appelés les renégats, qui vivent à l'extérieur des Forts...

Il s'agit aussi d'un « cycle interne » unique, un tome tout seul, et franchement, tant mieux, j'ai envie de dire, parce que je me suis vraiment beaucoup ennuyée pendant les deux premiers tiers de l'histoire.

On rencontre plusieurs renégats, le début est complètement explosé entre plusieurs personnages, pour connaître leur passé, ce qui les a menés à être des renégats. C'est... long. Et je dois dire, assez inintéressant, parce que dès qu'on commence à suivre, paf, on passe à autre chose.

Finalement, le dernier tiers reprend la fin du dragon blanc, on a déjà trouvé les fameux vestiges des premiers hommes sur Pern, on sait déjà que les sœurs de l'Aube sont particulières et dès que l'histoire s'est raccrochée à cette trame, j'ai aimé. Le reste par contre, plus jamais. J'ai mis des jours à pédaler dans les 300 premières pages alors qu'en général, je dévore un tome en 2-3 jours...

Franchement, si vous ne voulez pas lire tous les tomes, celui-ci n'est pas le plus passionnant (même si les 40 dernières pages révèlent quelques mystères très importants, repris dans la suite dans le prologue, même si en beaucoup moins palpitant).

Possibilité de passer à côté sans trop y perdre

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Titre : Tous les weyrs de Pern ⑪ (La Guerre des Fils 4)
Titre original : All the weyrs of Pern
Date de parution : 1991
Nombre de pages : 447
Décor : Pern
Lu en : Août

9/10

Quatrième de couverture : Depuis des générations, les chevaliers-dragons passent leur vie à combattre les Fils qui pleuvent périodiquement sur Pern. Il faut les empêcher d'atteindre le sol de la planète, où ils détruisent la matière vivante. Mais l'idéal, bien sûr, serait d'écarter cette menace à tout jamais. Or, ce rêve est réalisable.

On a retrouvé Siav - le Système d'Intelligence Artificielle Activé par la Voix - qui était enfoui depuis des milliers d'années et qui fonctionne encore. Siav a conservé la parole des ancêtres... Et l'on apprend que l'idéal est à portée de main : dans moins de cinq ans, l'Étoile Rouge, patrie des Fils, sera dans une position telle qu'on ne pourra modifier son orbite.

Comment faire ? Tant de secrets se sont perdus ! Il faudrait travailler sans relâche pour retrouver le niveau technologique d'antan... Siav s'éteint. Sa mission est accomplie. Le peuple de Pern est libre. À lui de choisir son sort en connaissance de cause.


Mon avis : On avance dans l'histoire « principale » et on retrouve Jaxom et son Ruth aux capacités inédites.

Les habitants de Pern ont découvert une intelligence informatique, laissée sur Pern par les premiers colons, Aivas (Siaav en VF). Grâce à Aivas, on va apprendre comment était la vie sur Pern aux premières heures, les erreurs des premiers Pernais, la première chute des Fils, etc. C'est l'un des tomes qui nous apprend le plus sur le passé de Pern. C'est parfois un petit peu long, le tome aurait gagné à avoir une centaine de pages en moins, mais j'ai aimé avoir plein de réponses aux questions que je me posais depuis 11 tomes !

La fin est assez dingue, entre science-fiction pure et voyage.